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Dernier numéro imprimé de La Presse en semaine

La Une de La Presse du 31 décembre 2015

La Une de La Presse du 31 décembre 2015

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le quotidien La Presse tourne une page importante de son histoire, après 131 années d'existence. L'édition du 31 décembre 2015 est le dernier numéro imprimé à paraître en semaine.

L'édition du samedi sera toujours imprimée, mais on ne sait pas pour combien de temps.

Dès demain, les lecteurs du quotidien devront se tourner vers l'application La Presse+, disponible gratuitement sur tablette électronique depuis 2013.

C'est un moment historique dans l'histoire des médias au Québec.

Une citation de :Jean-Hugues Roy, professeur à l'École des médias de l'UQAM

La direction de La Presse est consciente que certains lecteurs ne prendront pas ce virage technologique. C'est un deuil pour eux et aussi pour les camelots, qui perdent leur emploi. Iosif Neda et sa femme, camelots pour La Presse depuis près de 20 ans, avaient un petit pincement au cœur en livrant les journaux ce matin. Même s'ils vont continuer de livrer l'édition du samedi, « c'est presque fini », souligne Iosif Neda.

Ce virage numérique entraîne également l'abolition de 158 postes au quotidien, principalement les distributeurs et les camionneurs, ainsi que des employés au service des abonnements.

Quarante-trois postes sont également abolis à la rédaction, principalement des employés temporaires qui avaient été embauchés lors du démarrage de La Presse+, précise Charles Côté, président du syndicat des travailleurs de l'information de La Presse. Il y a néanmoins plus d'employés aujourd'hui à La Presse qu'il y en avait avant le lancement de La Presse+.

Important changement pour les lecteurs

L'application tablette de La PresseAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'application tablette de La Presse

Photo : Radio-Canada

Ce virage numérique est un défi audacieux pour le quotidien montréalais, qui tente ainsi de répondre à la baisse des revenus publicitaires, un problème qui touche les médias écrits dans le monde entier.

L'entreprise compte économiser annuellement des millions de dollars en arrêtant d'imprimer et de distribuer le journal en semaine. Elle fait le pari que la majorité de ses lecteurs vont adopter l'application et que les revenus publicitaires migreront, eux aussi, vers le numérique.

Le gros des revenus de la presse provenait de la publicité, c'est ce modèle-là qu'on tente de perpétuer sur une plateforme tablette.

Une citation de :Jean-Hugues Roy, professeur à l'École des médias de l'UQAM

Caroline Jamet, vice-présidente aux communications à La Presse, précise que La Presse+ compte  70 000 nouveaux lecteurs depuis septembre. « C'est très excitant parce qu'on a un modèle d'avenir qui fonctionne », soutient-elle. « On a un succès qui est formidable et qui ne cesse de croître. »

Plus de 530 000 personnes lisent La Presse+ chaque semaine.

Cependant, ce n'est pas tout le monde qui adoptera l'édition tablette.

Il y a certainement des gens qui ne nous suivront pas sur tablette et d'autres vont le faire. Je ne sais pas quel va être le bilan de tout ça.

Une citation de :Charles Côté, président du syndicat des travailleurs de l'information de La Presse

Avec les informations d'Olivier Bachand

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