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De futurs parents néo-brunswickois dénoncent l'absence de sages-femmes agréées au N.-B.

Kevin Arsenault et Rébeka Frazer-Chiasson

Photo : ICI Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Au Nouveau-Brunswick, un couple de futurs parents dénoncent l'absence de sages-femmes reconnues par la province. Kevin Arsenault et Rébeka Frazer-Chiasson croient que le gouvernement devrait offrir davantage de ressources pour permettre aux femmes d'accoucher à la maison.

« Je pense que c'est qu'on a juste besoin de plus d'options en tant que famille, en tant que mère qui veut accoucher. En ce moment, y en a une, c'est d'accoucher dans un hôpital », soutien Rébeka Frazer-Chiasson qui attend un enfant en janvier.

Rébeka Frazer-Chiasson et Kevin Arseneau ne se doutaient pas que planifier la naissance de leur enfant serait aussi compliqué. Ils ont dû démystifier seuls le processus pour accoucher comme ils le souhaitent : loin du vacarme de l'hôpital, dans la tranquillité de leur maison.

« Ç'a été plus de trouver ce qui se pratique en tant qu'assistance de naissance, ça aussi c'est pas mal underground; on a trouvé quelques personnes, mais c'est comme, ok, comment on va plus loin, comment on sait que c'est la bonne personne? » raconte-t-elle.

Après des entrevues, des discussions avec des proches et des gens qui connaissent le processus, leur choix s'est arrêté sur deux aides à l'accouchement qui jouent le rôle de sage-femme, sans être officiellement reconnues par la province.

« On patauge, on apprend à mesure, et on sait pas encore à quoi ça ressemble de A à Z », relate Rébeka Frazer-Chiasson.

Le Nouveau-Brunswick ne compte aucune sage-femme reconnue par le système de santé. La pratique n'est pas réglementée dans la province, et ce, quelques années après l'entrée en vigueur d'une loi pour les intégrer au système de santé.

Les frais d'un accouchement à la maison ne sont donc pas payés par la province. C'est la même chose à l'Île-du-Prince-Édouard et à Terre-Neuve-et-Labrador.

« On est loin de ce qui se fait ailleurs, comme en Colombie-Britannique, où 19 % des naissances sont assistées par une sage-femme. Ce chiffre est de 14 % en Ontario et seulement de 3 % au Québec et en Nouvelle-Écosse.

« J'ai une amie qui est doula en Ontario, pis elle était comme, wow, tout ce travail-là qu'il faut que tu fasses! Pis nous, y a comme tout de suite quelqu'un qui sait qu'elles sont enceintes, elles ont accès à une liste de sages-femmes », explique Mme Frazer-Chiasson.

La pratique pourrait changer dès l'an prochain au Nouveau-Brunswick. Le gouvernement a dit qu'il a « l'intention [...] de mettre en place un plan relativement aux sages-femmes au cours de la nouvelle année », sans donner davantage de détails.

Aucune mesure provinciale ne sera adoptée à temps pour la naissance du premier enfant de Rébeka Frazer-Chiasson, mais la future maman espère que d'autres parents auront bientôt plus de ressources pour planifier un accouchement à la maison.

D'après un reportage de Julie-Anne Lapointe

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