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La gonorrhée poursuit sa recrudescence en Ontario

condom

L'Ontarien Ron Rosenes dit qu'il ne portait pas de condoms lorsqu'il a contracté le VIH il y a plus 30 ans.

Photo : AFP / William B. Plowman

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le nombre de cas d'infection à la gonorrhée continue d'augmenter en Ontario. La province a dénombré près de 6000 cas en 2014, une augmentation de plus de 40 % comparé à 2012. 

Selon le médecin responsable de la prévention et de la lutte aux maladies transmissibles de Santé publique Ontario, Dr Doug Sider, la tendance se poursuit en 2015.

C'est une situation préoccupante.

Une citation de :Dr Doug Sider, médecin responsable de la prévention et de la lutte aux maladies transmissibles, Santé publique Ontario

Les principales victimes de la recrudescence de la bactérie seraient les jeunes adultes dans la vingtaine à la mi-trentaine, surtout chez les hommes. 

Même si les experts s'expliquent mal l'augmentation du nombre d'infections, le Dr Sider estime que quatre facteurs sont probablement en cause : des tests de Pap menés plus tard chez les femmes, l'usage de la technologie pour faciliter les rencontres, la résistance de la bactérie aux antibiotiques et la « fatigue » des gens face à la contraception. 

Nous avons répété aux gens qu'ils devaient adopter des pratiques sexuelles sûres. Peut-être qu'il y a un épuisement collectif à ce sujet.

Une citation de :Dr Doug Sider, médecin responsable de la prévention et de la lutte aux maladies transmissibles, Santé publique Ontario

Résistance aux traitements 

Les professionnels de la santé s'inquiètent surtout d'une tendance observée depuis quelques dizaines d'années : la résistance de la bactérie aux antibiotiques. « C'est très problématique », croit le Dr Doug Sider. 

Face à ce problème, Santé publique Ontario recommande depuis 2013 l'usage de deux antibiotiques, l'un oral et l'autre par injection, lors du traitement de la gonorrhée. Le dépistage est aussi plus compliqué qu'avant : alors qu'un simple test d'urine est suffisant pour détecter une infection, il n'indique pas si cette dernière résiste aux antibiotiques. Un médecin doit maintenant utiliser un écouvillon pour prélever un échantillon. 

Phénomène généralisé

Selon l'infirmière en santé sexuelle du Service de santé publique de Sudbury, Ginette Cyr, la hausse du nombre de cas s'observe aussi en dehors des grands centres urbains.

Entre janvier et septembre, il y a eu 60 infections dans la ville du nord, comparé au 53 cas répertoriés en 2014. Entre 2007 et 2013, la santé publique en avait répertorié qu'une trentaine.

On a vu une hausse des cas de gonorrhée dans le district de Sudbury. C'est le même portrait dans le reste de la province.

Une citation de :Ginette Cyr, infirmière, Service de santé publique de Sudbury

Il y a toutefois du positif dans la capitale du nickel : le nombre de cas par population (29 par 100 000 habitants) est inférieur à celui du reste de la province (44 par 100 000 habitants). 

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Ontario