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Des importateurs de bière veulent prouver l'illégalité d'une nouvelle taxe albertaine

Le brasseur Muskoka Brewery est établi à Bracebridge

Le brasseur Muskoka Brewery est établi à Bracebridge

Photo : Muskoka Brewery

Radio-Canada

En colère contre la hausse de la taxe sur la bière provenant de certaines provinces, des importateurs de bière de l'Alberta veulent tenter de prouver l'illégalité de la mesure auprès du ministre du Commerce du Canada.

Le gouvernement néo-démocrate avait augmenté de 145 % la taxe sur chaque litre d'alcool vendu en Alberta par les micro-brasseries situées hors de la Colombie-Britannique, de la Saskatchewan et l'Alberta, des provinces qui ont signé un accord commercial en 2010. Concrètement, cette taxe se situe dorénavant à 1,25 $ par litre.

La responsable de l'entreprise Artisans Ales spécialisée dans l'importation de bières, Bo Vitanov, est farouchement opposée à cette augmentation : « On pense que l'augmentation de la taxe est exorbitante. On veut tenter de prouver l'illégalité de la mesure, et on souhaite que le gouvernement fasse un changement ».


Des brasseurs d'autres provinces ont, eux, arrêté leurs exportations vers l'Alberta. C'est le cas de Stéphane Ostiguy, propriétaire de la bière québécoise Dieu du ciel qui se vend présentement en Alberta à plus de 22 $ pour une caisse de six bouteilles.

« Pour l'instant nous avons stoppé nos exportations, on veut attendre de voir comment le marché va réagir, explique-t-il. L'Alberta est un marché qu'on ne veut pas perdre et qui est important pour nous. Deux facteurs nous feraient cependant arrêter nos exportations : si les ventes diminuent beaucoup, ou si nos bières restent trop longtemps sur les palettes dans l'attente d'être vendues. »

Stéphane Ostiguy ajoute qu'il considère que ses bières ne sont plus fraîches après six mois.

Bo Vitanov craint, elle, que ce départ des micro-brasseries de l'Alberta nuise au final aux consommateurs, en limitant le marché aux gros producteurs tels que Labatt ou Molson.

« Ce n'est pas bon pour le marché, c'est la compétition qui donne de meilleurs produits », insiste-t-elle.

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