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Résolution : vivre sans produire de déchet

Mélissa de La Fontaine Photo: L'épicerie
Radio-Canada

L'année 2015 tire à sa fin et, qui dit 1er janvier, dit résolution. Certains cesseront de fumer, d'autres commenceront à bouger. Mélissa de La Fontaine poursuivra sur sa résolution 2013 : vivre sans produire de déchet.

Un texte d'Olivier Arbour-MasseTwitterCourriel

Inspirée par Bea Johnson, « guru du zéro déchet », elle s'est lancée dans la quête ambitieuse de réduire au maximum son empreinte écologique en se donnant l'objectif de ne plus rien envoyer au dépotoir.

« Trouver ses nouvelles habitudes, c'est un peu plus compliqué. Moi, ça m'a pris environ un an et demi. Une fois que c'est fait, ce n'est pas plus compliqué pour moi d'aller faire l'épicerie que pour vous. C'est juste une méthode différente et un lieu différent », explique-t-elle à ICI RDI.

Le gaspillage alimentaire

Par où commencer une telle révolution personnelle? La nourriture!

Les Nord-Américains jettent 40 % de ce qu'ils achètent. Chaque Canadien envoie annuellement plus de 1600$ en aliments à la poubelle. À l'échelle mondiale, c'est 750 milliards de dollars que les humains envoient au dépotoir.

Pour éliminer l'emballage, Mélissa opte pour des aliments en vrac, qu'elle transporte dans des sacs en tissu et des pots en verre.

« J'ai réduit mes cosmétiques de moitié. Il y a une partie que j'achète en vrac et une partie que je fais moi-même avec des ingrédients que j'achète en vrac. Et ce n'est pas compliqué! »

Elle fabrique même son propre désodorisant!

« C'est super facile. C'est du beurre de coco, de la fécule de maïs, du bicarbonate de soude et l'huile essentielle de votre choix pour que ça sente ce que vous voulez. [...] J'ai fait le test avec une de mes amies. Faire mon déo, ça me prend trois minutes! »

Trois petits sacs

Selon des chiffres datant de 2012, chaque Montréalais produit 335 kg de déchets annuellement. Pour l'année qui se termine, les déchets de Mélissa tiennent dans trois sacs de lait de quatre litres. Ce qu'il y a dans ces sacs? Principalement « de la soie dentaire et des étiquettes de fruits ».

« De pas l'imposer à autrui, ça a donné le goût à mes amis de faire des efforts. J'ai une amie qui s'est dit ''moi, mon combat, c'est la styromousse. Elle n'achète plus de styromousse. J'en ai une, c'est les bouteilles d'eau. J'ai quelqu'un, c'est des sacs de plastique qu'il a décidé de ne plus utiliser. Chacun a trouvé son petit combat ou sa façon de faire. À des degrés différents, j'ai inspiré mon entourage... sans être rushante! »

Et tout ça a commencé un 1er janvier...

Environnement