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Une militante contre l'isolant contenant de l'amiante succombe à un cancer

Raven Thundersky a lutté pour aider ceux touchés par des problèmes de santé liés à l'amiante.
Raven Thundersky a lutté pour aider ceux touchés par des problèmes de santé liés à l'amiante. Photo: Fournie à CBC/Radio-Canada
La Presse canadienne

Au Manitoba, une représentante bien connue des personnes ayant subi des ennuis de santé causés par l'isolant de vermiculite est morte d'un cancer lié à l'amiante, a annoncé sa fille, dimanche.

Raven ThunderSky a grandi dans une maison de la Première Nation de Poplar River isolée avec de la vermiculite contenant des fibres d'amiante. Elle a perdu plusieurs membres de sa famille qui ont succombé à diverses maladies liées à l'amiante.

Sa fille, Raven-Dominique Gobeil, a indiqué que sa mère était morte le jour de Noël, à l'âge de 50 ans. Elle a succombé à un mésothéliome, un type de cancer rare lié à l'exposition à l'amiante.

En 2008, Mme ThunderSky avait écrit au premier ministre fédéral de l'époque, Stephen Harper, pour réclamer une enquête publique sur l'isolant Zonolite, souvent fabriqué avec de la vermiculite provenant d'une mine du Montana qui renfermait un dépôt naturel d'amiante.

Mme ThunderSky était montée aux barricades lorsqu'un règlement avait été proposé dans le cadre d'un recours collectif contre l'entreprise américaine qui fabriquait le Zonolite. Elle estimait que le montant proposé était largement insuffisant pour couvrir les coûts du retrait de cet isolant des résidences concernées.

Un produit répandu

Le Zonolite était très répandu au Canada des années 1950 jusqu'aux années 1980. Les propriétaires de maisons pouvaient même recevoir une subvention fédérale pour en installer dans leur résidence entre la fin des années 1970 et le début des années 1980. L'isolant était très répandu dans les bases militaires et les réserves des Premières Nations.

Mme ThunderSky avait choisi de vivre ses derniers moments chez elle, a affirmé sa fille. « Ses soeurs et ses parents sont morts à l'hôpital et elle avait décidé qu'elle ne voulait pas que cela se passe ainsi pour elle », a expliqué Mme Gobeil en entrevue avec La Presse Canadienne.

Raven ThunderSky était également très impliquée dans la campagne réclamant une enquête publique sur les femmes autochtones disparues et assassinées au Canada.

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