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Un renouveau est nécessaire entre l'Église catholique et les Autochtones, selon un évêque

Mgr Donald Bolen, évêque du diocèse de Saskatoon.

Mgr Donald Bolen, évêque du diocèse de Saskatoon.

Photo : ICI Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'Église catholique doit renouveler ses relations avec les survivants des pensionnats autochtones, soutient l'évêque du diocèse de Saskatoon, Donald Bolen, dans sa toute première réaction au rapport final de la Commission de vérité et réconciliation du Canada.

Mgr Bolen s'accorde avec les auteurs du rapport qui qualifient ce qui est arrivé aux enfants forcés de vivre dans les pensionnats autochtones de génocide physique, biologique et culturel.

« Nous savons que l'Église était impliquée dans ces pratiques qui étaient terribles pour leur culture, leur langue, leur sens de famille », a-t-il déclaré.

Donald Bolen estime que la demande de la Commission au pape de présenter, d'ici un an, des excuses aux survivants des pensionnats autochtones, à leurs familles et à leurs communautés pour les mauvais traitements est « une idée excellente ».

Leur expérience de l'Église a souffert beaucoup, alors si on veut créer une relation, il faut avoir quelque chose de fort, une expression, un geste fort.

Une citation de :Mgr Donald Bolen, évêque du diocèse de Saskatoon

En guise de renouveau dans les relations entre les institutions catholiques et les Autochtones, la paroisse de Mgr Bolen organise, entre autres, des prières catholiques qui intègrent des traditions autochtones, ainsi que des ateliers bibliques en langue crie.

« Les membres de notre communauté catholique qui sont Autochtones ont un pied dans une tradition, un pied dans l'autre. Nous essayons de marcher avec eux pour savoir comment ça peut être une marche intégrée », précise-t-il.

Entre la fin du 19e siècle et 1996, année où a fermé le dernier pensionnat, en Saskatchewan, environ 150 000 enfants autochtones ou métis ont été retirés de leur famille pour être envoyés de force dans des écoles religieuses financées par l'État.

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