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L'Association minière du Québec trace le bilan d'une année difficile pour l'industrie

Images tournée à la mine Westwood de Preissac, en Abitibi

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L'Association minière du Québec trace le bilan d'une année difficile pour l'industrie. L'AMQ note, entre autres, la baisse des investissements miniers et des dépenses d'exploration dans la province.

Sa présidente, Josée Méthot, ajoute que la baisse de la demande et des prix des métaux exploités au Québec a également maintenu l'industrie sous pression en 2015. Sur une note plus positive, elle souligne que l'Abitibi-Témiscamingue s'en tire tout de même bien, avec plus de 750 millions de dollars d'investissements miniers dans la région sur un total de 3 milliards à l'échelle de la province, selon les données de l'Institut de la statistique du Québec.

Elle salue notamment l'obtention des autorisations gouvernementales pour le projet Dumont de Royal Nickel à Launay, la mise en production de la mine Éléonore ou encore le début de la construction de la mine de diamant Stornoway.

Josée Méthot note cependant que le gouvernement a encore du travail à faire pour mettre en place les conditions favorables au développement minier. 

« Ce qu'on espère, au Québec, c'est qu'on mette en place des mesures pour nous aider à réduire nos coûts. Si j'avais un message à faire au gouvernement, c'est de continuer dans les travaux d'allégements administratifs, d'allégements réglementaires... On n'est pas en train de parler de déréglementation, on est en train d'essayer de voir comment, on peut, tout le monde ensemble, réduire nos coûts, pour passer à travers la période difficile », dit-elle. 

Les stratégies du gouvernement

Pour le gouvernement du Québec, une des clés pour assurer le développement minier réside dans la diversification de l'industrie minérale. 

« On est rendus à près de 30 métaux et minéraux diversifiés. Nous sommes la province canadienne avec cette plus grande diversification-là, sans délaisser nos secteurs traditionnels, le fer et l'or, notamment. On veut aussi développer les minéraux émergents. Que ce soit dans les terres rares, que ce soit dans le graphite, que ce soit dans le lithium, ce sont tous des minéraux qu'on a au Québec et qu'il faut s'assurer de bien développer », indique le ministre délégué aux Mines, Luc Blanchette. 

Le ministre rajoute également que le gouvernement du Québec a fait des investissements sans précédents pour stimuler l'exploration dans les grands territoires du Nord. Il admet néanmoins que trouver du financement s'avère plutôt difficile. Depuis le 1er décembre, le gouvernement a également diminué de 35 % tous les travaux exigibles que les entreprises d'exploration débutantes ont en leur possession. 

L'AMQ salue finalement l'adoption de la Loi sur la transparence dans les industries minière, pétrolière et gazière.

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