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STM : bientôt le cellulaire à la place de la carte Opus?

Un téléphone Androïd et une carte de la Société de transport de Montréal

Un téléphone Androïd et une carte de la Société de transport de Montréal

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une nouvelle technologie pourrait permettre aux usagers de la Société de transport de Montréal d'utiliser leur téléphone intelligent pour payer leurs titres et franchir le tourniquet. La puce de l'appareil viendrait ainsi remplacer la carte Opus en plastique.

Un texte de Marie-Ève MaheuTwitterCourriel et Thomas GerbetTwitterCourriel

Deux entreprises de paiement mobile qui appartiennent à Rogers, à Bell et à Telus - celles-là même qui travaillent à implanter gratuitement le réseau mobile dans tout le métro de Montréal - ont récemment testé la technologie en laboratoire avec de bons résultats, selon la STM.

Une centaine d'employés de la société de transport sont invités à essayer cette technologie dès l'année 2016. Grâce à une application mobile, ces derniers pourront utiliser leur téléphone pour acheter des titres de transport et accéder au métro, explique le président de la STM, Philippe Schnobb. « Le but est de s'assurer que ça fonctionne dans la vraie vie. Après, on prendra une décision », dit-il.

Pour le moment, la conception de la carte Opus virtuelle pour appareils mobiles ne coûte rien à la STM.

« On a mis nos installations à la disposition de ceux qui nous ont fait la proposition, parce qu'on a tous intérêt à développer la technologie », soutient Philippe Schnobb.

Incompatible avec Apple et les boîtiers des autobus

Toutefois, si la STM veut aller de l'avant, elle devra changer les boîtiers de perception de ses 1700 autobus, qui ne sont pas adaptés à la technologie NFC (communication en champ proche), contrairement aux tourniquets du métro.

La société de transport dit s'inspirer de ce qui se fait dans d'autres villes du monde. « Il y a des endroits où on peut charger la puce du téléphone, mais parfois, il faut attendre 48 heures avant de pouvoir s'en servir. Dans certaines villes, il y a une reconnaissance de codes-barres ou de codes QR, ce qui n'est pas idéal en raison des enjeux de sécurité et de fraude », croit M. Schnobb.

Londres, qui n'utilise pas la puce pour son réseau de transport, est la Cadillac du paiement mobile, selon lui. La capitale britannique autorise l'achat de titres grâce au nuage de données d'Apple. « On peut même entrer dans le métro avec sa montre [intelligente]! On est vraiment à l'apogée de ce qu'on peut faire. »

À Montréal, la révolution n'est pas pour demain. Déjà, un problème de taille se dessine : la technologie est seulement compatible avec les téléphones Android. « Apple ne permet pas à ses usagers d'écrire sur la puce de l'iPhone. Tant que ce ne sera pas réglé, on ne pourra offrir cette technologie qu'avec les Android », reconnaît Philippe Schnobb.

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