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Le gaz de schiste divise toujours au N.-B., un an après l'adoption d'un moratoire

La fracturation hydraulique

La fracturation hydraulique

Photo : Brennan Linsley/The Associated Press

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Il y a un an que le gouvernement de Brian Gallant, au Nouveau-Brunswick, a annoncé un moratoire sur la fracturation hydraulique, et les opposants craignent qu'il soit bientôt levé.

Les opposants à cette technique d'extraction du gaz et du pétrole s'inquiètent toujours pour l'environnement et la santé. Ils disent qu'il n'y a toujours pas assez de faits pour démontrer que l'industrie est sécuritaire, et ils n'entendent pas lâcher prise.

« Les opposants sont très bien réseautés et informés à travers la province. Il y a des appels-conférences qui continuent à se faire, il y a des rencontres, il y a des stratégies qui sont discutées. C'est comme on dirait par chez nous. On est assis sur la bouchure, on attend, mais on n'attend pas naïvement. On a différentes options qu'on considère. Il y a des choses qui peuvent se faire au niveau provincial, régional, et on n'a pas peur de les faire si on a besoin de les faire », affirme Nicole Richard, du groupe Notre environnement, notre choix.

La commission sur la fracturation hydraulique a lancé ses travaux en mars dernier. Le groupe avait un an pour présenter son rapport à la province sur les conditions qui doivent être remplies avant qu'on lève le moratoire.

La commission recueille les commentaires des Néo-Brunswickois, particulièrement ceux qui ont une connaissance de l'industrie du gaz de schiste. Les commentaires sont publiés sur son site Internet. Nicole Richard remet en question ce processus.

« Personnellement, je n'y crois vraiment pas. Je pense que c'est une opération de camouflage dans le sens que cette commission n'a pas de recommandation. Elle ne portera pas de recommandation. Le gouvernement va choisir ça à la fin pour faire son rapport au mois de mars. J'espère que je suis tout à fait dans l'erreur, mais j'ai l'impression qu'ils vont lever le moratoire en mois de mars. Je dis à mon monde : "Reposez-vous, informez-vous et préparez-vous" », explique Nicole Richard.

Manifestation contre le gaz de schiste au Nouveau-BrunswickAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une manifestation le long de la route 126 au Nouveau-Brunswick

Photo : Nadia Gaudreau/Radio-Canada

Des partisans de la fracturation s'expriment

La commission va présenter son rapport au printemps. Parmi les commentaires qui ressortent de ce processus de consultation, on remarque plusieurs avis de groupes qui appuient l'industrie du gaz de schiste et qui croient que le gouvernement devrait lever le moratoire.

Un groupe a été créé en septembre justement pour fournir de l'information sur l'exploitation du gaz naturel. Il s'agit de l'Alliance pour le développement énergétique responsable au Nouveau-Brunswick.

Un an après l'annonce du moratoire, on voit un changement de perception, selon le porte-parole de l'Alliance, Joel Richardson. « L'industrie est peu connue ici. Nous tentons de montrer aux gens qu'elle a des avantages », dit-il.

« Déjà six mois, la population était séparée dans les sondages. Maintenant, on voit qu'il y a une légère majorité qui est pour », souligne Francis McGuire, coprésident du Conseil d'entreprises du Nouveau-Brunswick.

Le Conseil des entreprises croit qu'il suffit de voir ce qui se fait ailleurs pour constater que la fracturation hydraulique a sa place au Nouveau-Brunswick. « Il faut aller voir les agriculteurs des régions comme le Dakota du Nord. Ces gens-là aiment l'environnement autant que n'importe qui au Nouveau-Brunswick. C'est à eux qu'on doit poser la question », ajoute M. McGuire.

L'alliance souhaite que le moratoire soit levé après la publication du rapport de la Commission en mars.

Avec les informations de Julie-Anne Lapointe

En décembre 2014, le premier ministre Brian Gallant avait énoncé les cinq conditions suivantes à la levée du moratoire sur la fracturation hydraulique :

  1. L'approbation de la population
  2. De l'information crédible et claire au sujet de l'impact de la fracturation hydraulique sur la santé, l'environnement et l'eau, qui permettrait de formuler des règlements propices pour protéger la population
  3. Un plan pour atténuer l'impact sur les infrastructures publiques, qui tient compte d'enjeux comme l'évacuation des eaux usées
  4. Un processus de consultation avec les Premières Nations
  5. Un mécanisme qui permettra de maximiser les avantages pour les citoyens

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