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  • Exclusif
  • Les nouveaux services des pharmaciens populaires auprès des Québécois

    Les pharmaciens et la nouvelle loi 41

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    Les pharmaciens du Québec sont de plus en plus sollicités depuis qu'ils peuvent prescrire des médicaments, ajuster des doses et prolonger des ordonnances. Jusqu'à présent, plus de 83 000 patients, couverts par le régime public d'assurance médicaments, ont bénéficié de ces nouveaux services, selon des données obtenues auprès de la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ).

    Un texte de Marie-Eve CousineauTwitterCourriel

    De l'entrée en vigueur de la loi 41 le 20 juin au 22 novembre dernier, près de 6000 pharmaciens ont facturé à la RAMQ 107 575 services liés à leurs nouvelles activités professionnelles. 

    Environ 40 à 45 % des gens sont assurés par la RAMQ, le reste ont leur assurance médicament avec un assureur privé. On peut probablement plus que doubler ce chiffre-là [107 575] facilement.

    Bertrand Bolduc, président de l'Ordre des pharmaciens du Québec

    Beaucoup de patients font appel aux pharmaciens pour prolonger une ordonnance. C'est notamment le cas à la pharmacie Daniel Paquette, à Trois-Rivières.

    « On a aussi beaucoup de demandes pour la prescription de médicaments pour la malaria et la diarrhée du voyageur », dit le pharmacien-propriétaire Daniel Paquette. 

    Moins cher, consulter un pharmacien?

    Les services facturés à la RAMQ par les pharmaciens entre le 20 juin et le 22 novembre s'élèvent à 1 250 158,02 $. Chaque service a donc coûté en moyenne environ 11,50 $.

    Une consultation avec un médecin de famille dans un cabinet [pour une condition mineure] est de l'ordre de 20 $. Dépendamment du contexte, si le patient est inscrit à ce médecin de famille là, s'il est vulnérable... Il y a toujours des additions et des incitatifs.

    Mylaine Breton, professeure adjointe en sciences de la santé communautaire à l'Université de Sherbrooke

    Les patients qui consultent un pharmacien pour une prescription, la prolongation d'une ordonnance ou l'ajustement d'une dose doivent toutefois débourser un montant d'argent. Ceux qui sont couverts par le régime public d'assurance médicaments doivent payer une franchise.

    Des services non encore remboursés

    « Plusieurs assureurs privés ne remboursent pas non plus nos services », dit le pharmacien-propriétaire Daniel Paquette.

    Ils sont pourtant tenus de le faire, signale le cabinet du ministre de la Santé Gaétan Barrette. « Ils doivent synchroniser leur couverture avec celle du régime public d'assurance médicaments », précise l'attachée de presse, Joanne Beauvais. 

    Ce ne serait donc qu'une question de temps avant que ces nouveaux services soient remboursés par les assureurs privés.

    Société