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Lac Saint-Charles : le moratoire sur la construction adopté

Le lac Saint-Charles est la principale source d'eau potable de la Ville de Québec. Photo: Carl Boivin
Radio-Canada

La Communauté métropolitaine de Québec vient d'adopter le moratoire de trois mois sur les projets de construction dans le bassin versant du lac Saint-Charles.

Seule la mairesse de Lac-Beauport et préfète de la MRC de la Jacques-Cartier, Louise Brunet, a voté contre la résolution afin de respecter les élus qu'elle représente et qui s'opposent au moratoire.

Elle-même se dit en faveur de la mesure. « Je suis personnellement d'avis qu'un temps d'arrêt est nécessaire si nous voulons éviter de commettre des erreurs pour l'avenir », a-t-elle souligné lors de la séance du conseil de la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ), jeudi après-midi.

Le maire de Québec, Régis Labeaume, en compagne de la préfet de la MRC de la Jacques-Cartier, Louise Brunet.Le maire de Québec, Régis Labeaume, en compagne de la préfet de la MRC de la Jacques-Cartier, Louise Brunet. Photo : ICI Radio-Canada

Des élus présents, dont le maire de Québec, ont tenu à saluer sa position « courageuse ». « Il n'y a pas beaucoup de politiciens qui ont ce courage. Et je suis convaincu que la très grande majorité des citoyens de Lac-Beauport sont d'accord avec Mme Brunet », a affirmé Régis Labeaume.

Le maire qui était confiant de l'adoption du moratoire s'est dit « satisfait » du déroulement du vote.

Je suis heureux pour tous les citoyens de Québec qui vont nous voir faire ce qu'il faut pour protéger les sources d'eau.

Régis Labeaume, maire de Québec

Cas particuliers

Au cours du débat, le maire Labeaume a réitéré que le règlement allait tenir compte des cas particuliers. Certains citoyens peuvent donc espérer obtenir leur permis de construction malgré le moratoire. « On ne veut pas mettre personne sur la paille », a souligné le maire.

Ces cas d'exception seront gérés par une commission présidée par la mairesse de Sainte-Brigitte-de-Laval, Wanita Daniele. Cette nouvelle entité sera également responsable de guider les municipalités dans la mise en place de mesures visant la protection de l'eau potable.

Québec compte sur la durée du moratoire pour documenter les impacts du développement immobilier sur la qualité de l'eau du lac Saint-Charles. Après ce délai, un nouveau règlement encadrant la construction domiciliaire sera voté. Environ 300 000 personnes puisent leur eau potable dans le lac Saint-Charles.

Changement de culture demandé

Selon l'Association pour la protection de l'environnement du lac Saint-Charles (APEL), seul un véritable changement de culture permettra de préserver la qualité des sources d'eau potable de la région.

Mélanie Deslongchamps, directrice de l'Association pour la protection de l'environnement du lac Saint-Charles (APEL)Mélanie Deslongchamps, directrice de l'Association pour la protection de l'environnement du lac Saint-Charles (APEL) Photo : ICI Radio-Canada

En 2010, des normes plus strictes avaient été adoptées pour mieux encadrer les travaux et constructions réalisés dans le bassin versant du lac Saint-Charles.

Ce qui n'empêche pas la municipalité de Stoneham-et-Tewkesbury de continuer à autoriser des développements domiciliaires qui ne sont pas raccordés à son réseau d'aqueduc municipal.

Les installations septiques, ce n'est pas une bonne idée pour faire du développement.

Mélanie Deslongchamps, directrice de l'Association pour la protection de l'environnement du lac Saint-Charles (APEL)

Mme Deslongchamps ajoute que le déboisement excessif favorise aussi le ruissellement dans les affluents du lac Saint-Charles.

Carte du bassin versant de la rivière Saint-Charles. Cliquez pour agrandir.

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