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Des parents d'un enfant autiste poursuivent la Commission scolaire de la Capitale

Reportage : la Commission scolaire de la Capitale doit faire face à une poursuite

Les parents d'un enfant autiste de Québec intentent une poursuite de 600 000 $ contre la Commission scolaire de la Capitale pour discrimination. Ils allèguent que la Commission scolaire a fait preuve de négligence, a menti et n'a pas tenu compte des besoins de leur enfant.

Michel Labonté et sa femme affirment livrer un véritable combat depuis des années pour que leur fils obtienne les services appropriés à son état.

Dès le début du primaire, Michel Labonté a vu que son fils n'évoluait pas au même rythme que ses camarades de classe. Même avec l'aide d'une technicienne en éducation spécialisée, l'écart avec le groupe se creusait.

« Il y a eu un impact sur sa propre vision de lui-même, parce qu'il voyait que pour les amis, ça fonctionnait », relate le père.

Après deux années très difficiles et de nombreuses rencontres avec des spécialistes, M. Labonté apprend l'existence de classes spécialisées pour les enfants ayant un trouble envahissant du développement (TED). Il affirme s'être battu durant 3 ans pour que son fils obtienne finalement sa place dans une de ces classes.

J'ai mis beaucoup de pression, beaucoup de pression. À l'hiver 2012-2013, j'ai vraiment travaillé très fort. Je les ai bousculés.

Michel Labonté, père d'un enfant autiste

Aujourd'hui, son fils est en cinquième année alors qu'il devrait entamer son secondaire.

Michel Labonté croit que la Commission scolaire de la Capitale a failli à son devoir de bien évaluer son fils dès le début de son primaire. Il affirme qu'il n'a jamais été informé des options disponibles pour lui.

« L'information qui est donnée aux parents d'un enfant handicapé, c'est relativement inexistant », déplore-t-il.

« Ralenti » dans son développement

Pour Me Christian Lajoie, qui représente la famille Labonté, il est clair que le parcours académique d'un enfant a été compromis dans ce dossier.

L'avocat Christian Lajoie représente la famille Labonté.L'avocat Christian Lajoie représente la famille Labonté. Photo : ICI Radio-Canada

Selon l'avocat, la Loi sur l'instruction publique stipule que l'école doit « offrir les ressources adéquates » aux élèves.

Il considère inacceptable qu'un enfant diagnostiqué autiste doive attendre 3 ans avant d'obtenir une place dans une classe spécialisée.

« On ne peut pas avoir des listes d'attente pour des enfants. Ce n'est pas comme des patients dans des hôpitaux », tranche-t-il.

Selon Me Lajoie, les écoles ne peuvent se contenter de dire qu'elles placent les élèves au cœur de leurs priorités, « sinon, la Loi ne vaut pas plus que le papier sur lequel elle est écrite. »

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