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FerroAtlantica met fin à son projet de 382 M$ à Port-Cartier

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Le projet d'usine de silicium de FerroQuébec à Port-Cartier

Le projet d'usine de silicium de FerroQuébec à Port-Cartier

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'entreprise espagnole FerroAtlantica renonce à son projet d'usine de silicium à Port-Cartier, évalué à 382 millions de dollars. Elle a pris cette décision en raison de l'accroissement actuel et annoncé des capacités de production de la Chine.

Un texte de Diana GonzalezTwitterCourriel

FerroAtlantica préfère favoriser l'expansion de ses activités dans les pays où l'entreprise est déjà présente, plutôt que d'investir dans de nouveaux projets. « L'évolution récente de l'industrie du silicium en Chine conduit FerroAtlantica à revoir sa stratégie de croissance », souligne l'entreprise par voie de communiqué.

Le ministre de l'Économie, Jacques Daoust, explique que la Chine a construit plusieurs usines semblables à celle qui devait être construite à Port-Cartier et qu'elles réussissent à répondre à la demande.

FerroAtlantica prévoyait la création de 345 emplois directs à Port-Cartier avec l'implantation d'une usine de silicium, dont 230 pour la construction de l'usine. Au moins 100 000 tonnes de silicium devaient être produites annuellement. 

Déception à Port-Cartier 

La mairesse de Port-Cartier, Violaine Doyle, ne se doutait pas de l'abandon du projet de FerroAtlantica. Elle a appris la nouvelle mercredi matin du président directeur général du groupe FerroAtlantica, Pedro Larrea Paguaga.

C'est une très mauvaise nouvelle.

Violaine Doyle, mairesse de Port-Cartier 

Violaine Doyle affirme que l'entreprise espagnole attendait le certificat d'autorisation général, délivré par Québec, pour aller de l'avant avec la construction de l'usine à Port-Cartier. « Il s'ouvre une fenêtre à un moment donné et si on n'est pas là pour saisir l'occasion la fenêtre peut se refermer à tout moment » illustre-t-elle.

La mairesse de Port-Cartier, Violaine Doyle, le propriétaire du Groupe FerroAtlántica, Juan-Miguel Villar, et le ministre de l'Économie, de l'Innovation et des Exportations, Jacques DaoustAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La mairesse de Port-Cartier Violaine Doyle, le propriétaire du Groupe FerroAtlántica, Juan-Miguel Villar, le ministre de l'Économie, de l'Innovation et des Exportations, Jacques Daoust

Photo : Marc-Antoine Magneau

Le commissaire industriel de Port-Cartier, Bernard Gauthier, rappelle que les producteurs chinois ont accès à des sources d'énergie comme le charbon, moins coûteuses. 

Le projet de FerroAtlantica allait comme un gant à Port-Cartier.

Bernard Gauthier, commissaire industriel de Port-Cartier 

La présidente de la Chambre de commerce de Port-Cartier, Danielle Beaupré, se dit déçue. Elle signale que le premier ministre Philippe Couillard était venu à Port-Cartier le 16 juin 2014 pour annoncer le projet.

De voir que ça se termine de cette façon, je trouve ça très triste.

Danielle Beaupré, présidente de la Chambre de commerce de Port-Cartier

D'autres projets pour Port-Cartier ?

La municipalité mise maintenant sur la réfection de son quai municipal pour assurer son développement économique.

Dans un communiqué, FerroAtlantica ajoute qu'elle va participer financièrement au développement des infrastructures portuaires de Port-Cartier.

La mairesse Violaine Doyle ajoute que Produits forestiers Arbec travaille sur un projet de troisième transformation. « On a des projets dans les cartons et on va s'assurer que ces projets-là se réalisent », précise-t-elle.

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