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Une autre femme autochtone soutient avoir été stérilisée contre son gré

Melika Popp dit avoir été stérilisée contre son gré en 2008.

Melika Popp dit avoir été stérilisée contre son gré en 2008.

Photo : Jennifer Quesnel/CBC

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une autre femme autochtone affirme avoir été stérilisée contre son gré, après que deux femmes eurent dénoncé la situation. Melika Popp dit qu'elle a aussi subi une ligature des trompes à l'Hôpital royal universitaire de Saskatoon, il y a sept ans.

Elle raconte que l'intervention médicale lui a été proposée alors qu'elle était sur une table d'opération pour la naissance de son deuxième enfant. Elle affirme que les médecins lui ont dit que l'opération était réversible. Une information qui n'est pas exacte, s'insurge-t-elle.

Je me suis sentie trompée. J'ai l'impression d'avoir subi de la pression pour que je fasse quelque chose qui n'était pas dans mon intérêt.

Melika Popp

La mère de deux enfants a communiqué avec CBC après avoir appris que d'autres femmes ont vécu des situations semblables. Elle cherche maintenant des réponses. « Pourquoi [les autorités médicales] font-elles du mal aux femmes autochtones? Ce ne serait pas arrivé à quelqu'un qui n'est pas de couleur et monoparentale », s'indigne-t-elle.

Une enquête qui se fait attendre

De son côté, l'Autorité régionale de santé de Saskatoon n'a pas accordé d'entrevue pour répondre à la plainte de Melika Popp. Elle indique par contre qu'elle révisera son dossier confidentiellement si celle-ci communique directement avec l'autorité.

L'Autorité régionale de santé avait promis de mener une enquête dans la foulée des autres dénonciations, ce qui ne s'est pas encore concrétisé.

Arthur Schafer, professeur d'éthique à l'Université du Manitoba.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Arthur Schafer, professeur d'éthique à l'Université du Manitoba.

Photo : CBC

De l'avis du professeur d'éthique à l'Université du Manitoba Arthur Schafer, quelque chose ne tourne pas rond. Selon lui, les femmes concernées ne devraient pas se rendre en cour pour avoir des réponses à leurs questions.

Il se demande pourquoi les femmes ont été stérilisées contre leur gré. « Est-ce que les infirmières et les médecins étaient bien intentionnés ou avaient-ils des préjugés? Ont-ils agi en vertu de la politique de l'hôpital? »

Pour sa part, Melika Popp croit que les stérilisations subies par elle et deux autres femmes sont attribuables à du racisme systémique et envisage des recours judiciaires.

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