•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un pasteur canadien condamné à la prison à vie en Corée du Nord

Les précisions d'Yvan Côté
Radio-Canada

Un pasteur canadien d'origine coréenne a été condamné à la prison à vie par la Cour suprême de la Corée du Nord pour subversion.

Pasteur d'une église presbytérienne torontoise parmi les plus importantes au Canada, Hyeon Soo Lim est détenu en Corée du Nord depuis le 31 janvier dernier. Il est apparu à la télévision nord-coréenne pour y confesser des crimes contre l'État.

Le pasteur a été condamné aux travaux forcés.

M. Lim a admis au cours de son procès avoir diffamé l'État nord-coréen et son gouvernement, en plus d'avoir ourdi une conspiration contre l'État. La Cour l'a également accusé d'avoir tenté de renverser le gouvernement et d'avoir miné son système social en exerçant des activités religieuses au cours des 18 dernières années.

Le procureur avait requis la peine de mort, mais la défense a réclamé la clémence de la Cour pour qu'il puisse, étant donné la gravité de ses crimes, vivre afin de constater de lui-même la croissance de la nation nord-coréenne qui évolue dans la prospérité.

Selon son église, le pasteur effectuait simplement un voyage humanitaire. Il se serait d'ailleurs rendu plus d'une centaine de fois dans ce pays au cours de sa vie pour y mener des missions humanitaires.

La famille du pasteur avait demandé, le mois dernier, au premier ministre Justin Trudeau et à son ministre des Affaires étrangères Stéphane Dion, d'intervenir dans le dossier afin de lui permettre de revenir au Canada.

L'impuissance d'Ottawa

Le gouvernement canadien s'inquiète de la peine indue infligée à M. Lim par la cour nord-coréenne, particulièrement en considérant son âge et sa santé fragile.

Les diplomates canadiens, malgré des demandes répétées, ont été incapables de rencontrer M. Lim afin de s'assurer qu'il était en bonne santé et qu'on le traitait bien. « Le procès s'est avéré notre première occasion de l'apercevoir », révèle un communiqué du ministère des Affaires étrangères canadiennes.

« Il s'agit d'une sérieuse violation de la Convention de Vienne sur les relations consulaires et du droit des états d'avoir un accès consulaire à ses citoyens », ajoute le communiqué. « Le Canada, tout comme sa famille, poursuit le communiqué, demeure préoccupée par le respect des droits de M. Lim, de son bien-être et souhaite son retour au Canada.

Le gouvernement du Canada, dans le meilleur intérêt de M. Lim, ne révélera pas plus d'information dans ce dossier. Mais, il continue de réclamer une rencontre avec son ressortissant et travaille à la résolution de sa situation.

Avec les informations de Reuters, et La Presse canadienne

International