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Déclaration de Val-d'Or : les Cris et les Anishinabés mettent fin au boycottage économique

Signature de la Déclaration de Val-d'Or

Signature de la Déclaration de Val-d'Or

Photo : ICI Radio-Canada / Vanessa Limage

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Rassemblées à Val-d'Or mardi matin, les Premières Nations Cries et Anishinabées ont signé avec l'administration municipale la Déclaration de Val-d'Or, mettant fin au boycottage économique de la ville décrété suite aux révélations de l'émission Enquête sur le sort réservé aux femmes autochtones.

Lundi 7 décembre dernier, le conseil municipal de Val-d'Or, mené par le maire Pierre Corbeil, a adopté deux motions en lien avec le dossier des Premières Nations. La Ville a premièrement adhéré à la Coalition canadienne des municipalités contre le racisme et la discrimination. Dans une seconde motion, le conseil municipal a demandé à l'unanimité au gouvernement du Québec de tenir une Commission d'enquête sur les événements allégués qui seraient survenus à Val-d'Or entre certains agents de la Sûreté du Québec et des femmes autochtones.

Pour le Grand conseil Cri présidé par Matthew Coon-Come, ces gestes constituent une preuve que la Ville de Val-d'Or compte agir afin d'assainir les relations entre Autochtones et allochtones. Différents comités de travail et campagnes de sensibilisation seront mis en branle au cours des prochains mois afin de mettre fin aux tensions qui règnent entre les communautés.

La Ville de Val-d'Or, le Grand conseil des Cris, le Conseil Anishibabé de Kitcisakik, le Conseil Anishinabé de Lac Simon, Le Conseil de la Première Nation Abitibiwinni de Pikogan, ont ainsi signé la Déclaration de Val-d'Or.

L'idée est de jeter les bases d'une réconciliation, d'une relation harmonieuse entre Autochtones et non autochtones.

La chef de la communauté de Kitcisakik, Adrienne Anicinapéo, se réjouit de la déclaration. Selon elle, ce rapprochement envoie un message de cohabitation harmonieuse aux jeunes, qu'ils soient autochtones ou blancs. « Aujourd'hui, je suis contente qu'on puisse mettre la table pour une meilleure cohabitation entre nations, dit-elle. Et c'est là où je veux en venir : nos jeunes vont nous voir aller et c'est quelque chose qui est très important pour qu'eux bénéficient d'une meilleure vie, plus harmonieuse, entre Autochtones et allochtones. »

De son côté, Bruno Kistabish, de la communauté Abitibiwinni de Pikogan, croit que les deux nations peuvent repartir sur de nouvelles bases. « Évidemment que ça ne peut pas nuire à rétablir la confiance. Comme disait le maire Corbeil, il y a beaucoup de chemin à faire. Il y a encore beaucoup d'ignorance, croit-il. Les Premières Nations, on gagne à être connus. Ça fait des décennies qu'on cohabite sur le territoire. On a connu nos hauts et nos bas. Sans effacer le passé ou revenir ou insister sur des choses, je pense qu'on part sur des nouvelles bases et je pense que c'est dans la meilleure optique pour tout le monde, autant les Québécois que les Premières Nations. »

Matthew Coon-Come est toutefois demeuré ferme : « Ne vous trompez pas, nous ne prétendons pas que le problème est réglé et que c'est maintenant terminé. »

Par ailleurs, deux policiers autochtones ont également été nommés pour enquêter avec l'équipe du Service de police de la Ville de Montréal.

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