•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Québec crée un groupe de concertation sur le problème des commotions cérébrales

Commotions : plan d'action. Reportage de Marie Malchelosse.
Radio-Canada

Le rapport sur la prévention et la gestion des commotions cérébrales liées à la pratique d'activités récréatives et sportives, qui était sur le bureau du ministre François Blais depuis le mois de mars, a enfin été rendu public, lundi après-midi, à Montréal.

Le ministre responsable de l'Éducation, du Loisir et du Sport a dû expliquer pourquoi le rapport était resté sur son bureau si longtemps.

« Il y a eu des considérations administratives, changements de personnel au ministère, a admis M. Blais. Mais nous voulions surtout que ce rapport soit accompagné d'un plan d'action, pour que ça puisse retomber rapidement dans les mains des fédérations sportives. »

Le ministre François BlaisLe ministre François Blais Photo : PC / Jacques Boissinot

François Blais a donc présenté son plan d'action, sans pour autant préciser le budget nécessaire.

« Il n'y a pas d'élément financier pour le moment. L'important est de se doter d'un protocole de gestion. Le plan d'action que nous proposons s'inspire du rapport de M. Dave Ellemberg, dont je salue le travail et le sérieux, qui nous permet d'être mieux outillés. »

Un plan d'action en trois axes : prévention, sensibilisation, gestion.

Dans le domaine de la prévention, le ministre a précisé que les fédérations devaient réexaminer leurs règles du jeu et instaurer des sanctions plus sévères le cas échéant.

Il a rappelé que les fédérations devaient émettre la directive préventive d'enlever immédiatement du terrain de jeu toute personne ayant des symptômes de commotion cérébrale.

À lire aussi : Jeunes cerveaux en péril

Le ministre responsable des loisirs et du sport a annoncé la création d'un groupe de concertation « pour doter les écoles d'un protocole à mettre en place au printemps prochain [dans 30 disciplines]. »

« Les milieux concernés se sentent préoccupés et démunis, ont peu de ressources et veulent des lignes directrices standardisées », a expliqué François Blais.

La proposition du ministre Blais est bien accueillie par Dave Ellemberg. 

« C'est évident qu'on ne peut pas faire une réflexion sur la gestion des commotions cérébrales sans impliquer les joueurs importants, a dit M. Ellemberg. Cette table de concertation, qui implique les fédérations de différents sports, est très importante, car elle permettra de refléter les réalités de ces sports. » 

Le ministre Blais ne compte pas en faire un projet de loi, contrairement à ce qui s'est fait aux États-Unis et dans le reste du Canada, notamment en Ontario.

« Pas besoin de loi. Un plan d'action sera plus efficace que la voie législative », a-t-il affirmé.

Dave EllembergDave Ellemberg Photo : Radio-Canada (RDI)

« Ce plan d'action reprend presque l'ensemble des recommandations que nous faisons dans le rapport, indique M. Ellemberg. Parmi elles, la table de concertation, mais c'est à peine le début du travail qui se met en place aujourd'hui. »

Ce plan d'action ne concerne pas les ligues professionnelles et semi-professionnelles.

Invité à répondre à une question sur la pertinence des mesures prises par la Ligue nationale de hockey en la matière, le ministre a été prudent.

« Je ne veux pas faire de commentaire sur les pratiques du sport professionnel, mais je n'en pense pas moins », a-t-il répondu.

Réaction de Sports Québec

L'organisme Sports Québec, sans but lucratif, qui encourage la promotion de la pratique sportive, a réagi aux commentaires du ministre Blais.

« Sports Québec se réjouit que le ministre François Blais ait d’ores et déjà dévoilé un plan d’action permettant d’amorcer rapidement certaines interventions concrètes, dit le communiqué.

L'organisme dit être content de la création prochaine d'une campagne de sensibilisation et du développement d’un site Internet dédié aux commotions cérébrales.

« Par ailleurs, les partenariats interministériels identifiés entre l’éducation et la santé sont essentiels pour assurer le développement de procédures et d’outils pertinents pour les divers intervenants, incluant les pratiquants d’activités sportives et récréatives », précise-t-on dans le communiqué de Sports Québec.

Autres sports

Sports