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Aide médicale à mourir : les médecins sont prêts, mais pas les maisons de soins palliatifs

Pauline et Diane Bergeron sont en faveur de l'aide médicale à mourir.

Pauline et Diane Bergeron sont en faveur de l'aide médicale à mourir.

Photo : ICI Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le frère de Pauline et Diane Bergeron est en phase terminale. Il n'est plus en état de demander de l'aide médicale pour abréger ses souffrances. Malgré tout, elles voient d'un bon oeil l'entrée en vigueur de la loi québécoise concernant les soins de fin de vie.

« Je suis contente parce que je veux justement mourir dans la dignité et avoir le droit de choisir comment je veux mourir », affirme Diane Bergeron.

Les médecins peuvent donc maintenant aider leurs patients en phase terminale à mourir si ces derniers en font la demande.

Le neurologue à l'hôpital de Chicoutimi, le Dr Jean Mathieu, a participé, dans les derniers mois, à la mise en oeuvre du projet de loi. Il assure que le processus sera appliqué en suivant un protocole très strict.

« Ce n'est pas une décision uniquement médicale. C'est une décision d'équipe avec les infirmières, les travailleurs sociaux qui travaillent autour de ces patients-là. C'est un travail d'équipe avec la famille et surtout avec le patient. »

Avis partagés

La communauté médicale est toujours divisée sur la question de l'aide à mourir.

À la Maison Notre-Dame-du-Saguenay, comme dans la plupart des centres de soins palliatifs, les médecins ne provoqueront pas la mort des patients pour des raisons morales, mentionne le directeur général, Jean-Pierre Simard.

« Quand une personne entre ici à la maison Notre-Dame, elle est déjà avisée lors de la demande que nous n'offrons pas le service d'aide médicale à mourir », dit-il.

Les patients qui changeraient d'idée, une fois admis, devraient alors être pris en charge par un centre hospitalier et transférés dans un autre établissement.

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