•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le PQ veut entendre Lachance et Charbonneau en commission parlementaire

Extraits et compte rendu de Sébastien Bovet

Le Parti québécois veut des explications de Renaud Lachance et de France Charbonneau sur les raisons qui ont mené le premier à se dissocier de certaines conclusions du rapport de la commission Charbonneau.

Le leader parlementaire du PQ, Bernard Drainville, a écrit une lettre à ce sujet au président de la commission des institutions de l'Assemblée nationale, Guy Ouellette. Il réclame que les deux commissaires soient entendus séparément dans les plus brefs délais par la commission.

« Nous croyons qu'il est de notre responsabilité de faire en sorte que toutes les questions soulevées par les travaux et le rapport de la CEIC obtiennent réponse, particulièrement quant aux raisons qui ont poussé M. Lachance à exprimer sa dissidence concernant une partie importante des conclusions du rapport », écrit le leader parlementaire.

Cette demande du PQ survient après que Radio-Canada eut diffusé des extraits de courriels au ton acrimonieux envoyés par M. Lachance à Mme Charbonneau.

Dans un reportage, l'émission Enquête démontre que le commissaire Lachance a voulu atténuer des critiques envers les partis politiques dans le rapport de la commission Charbonneau, en particulier au sujet du Parti libéral du Québec.

Moi, je pense qu'ils ont des explications à nous donner, M Lachance et Mme Charbonneau. Et je pense que les Québécois qui ont payé 45 millions pour cette commission-là ont raison d'avoir des questions et de demander des réponses.

Bernard Drainville

Le leader parlementaire se demande notamment pourquoi M. Lachance a refusé que Marc Bibeau soit identifié comme le grand responsable du financement du PLQ, comme l'ont dit de nombreux témoins. « Pourquoi il ne veut pas que ce soit dit dans le rapport? », se demande-t-il.

Québec solidaire appuie la démarche du PQ

Québec solidaire (QS) appuiera l'initiative du PQ, même s'il ne pourra participer à la décision, n'étant pas membre de la commission parlementaire.

À la lumière des informations qui circulent au sujet de leurs échanges de courriels, le député Amir Khadir estime que la dissidence de M. Lachance est discréditée « avec son ton injurieux à l'égard de la juge Charbonneau », a-t-il dit en entrevue.

Devant les passages où M. Lachance insiste pour retirer le nom de Jean Charest et retrancher des passages touchant l'ex-ministre des Affaires municipales Nathalie Normandeau, M. Khadir s'interroge sur ses motivations.

Que ce soit volontairement ou par une espèce d'obsession ou un entêtement que je m'explique difficilement, à vouloir tout limiter et tout atténuer, il [Renaud Lachance] donne la fâcheuse impression qu'il veut protéger les libéraux ou Jean Charest.

Amir Khadir

Le bureau du premier ministre réagit, mais pas Renaud Lachance

« Jamais le gouvernement n'est intervenu dans les travaux de la commission Charbonneau à quelque étape que ce soit », a fait savoir le directeur de cabinet adjoint de M. Couillard, Charles Robert. 

« Laisser entendre qu'il est intervenu est de la fabulation et de la malhonnêteté intellectuelle », a-t-il ajouté. « On assiste à une triste opération de démagogie. »

Joint par Enquête, Renaud Lachance n'a pas voulu commenter. « J'ai pris la décision de ne pas donner d'entrevues. Je maintiens pour le moment cette décision-là », a-t-il dit.

Avec les informations de La Presse canadienne

Politique