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La gourmandise gage de bonheur, révèle une étude de UBC

Plat gastronomique dans un restaurant Photo: iStock
Radio-Canada

Ceux qui se délectent à la vue, au goût et à l'odeur du contenu de leur assiette disent être plus satisfaits de leur vie que ceux qui mangent par nécessité, conclut une étude de la Sauder School of Business de l'Université de la Colombie-Britannique.

L'étude intitulée Le plaisir, allié d'une saine alimentation? Comparaison des mangeurs viscéraux et épicuriens et l'association avec le choix des portions et le bien-être (Pleasure as an ally of healthy eating? Contrasting visceral and Epicurean eating pleasure and their association with portion size preferences and wellbeing), signée par Yann Cornil et Pierre Chandon, démontre aussi qu'être épicurien à table n'est pas synonyme de surplus de poids.

En Amérique du Nord, la nourriture est le nouveau tabac; une comparaison néfaste. Faire bonne chère ne doit pas être en opposition avec un mode de vie sain.

Yann Cornil, auteur principal de l'étude

Le chercheur ajoute qu'il faut plutôt « développer une culture de la nourriture qui célèbre ses plaisirs ».

L'étude a d'abord créé deux catégories de mangeurs : les épicuriens, qui ont une expérience sensorielle complète à table, et les autres, qui se nourrissent en réponse à une impulsion. Les chercheurs ont ensuite analysé la relation des participants avec la nourriture, la générosité de leurs portions et leur bien-être général. Ils ont finalement comparé les résultats avec leur indice de masse corporelle (IMC).

L'étude conclut que les gourmands :

  • ont le bonheur plus facile
  • ont moins d'intérêt pour les orgies culinaires
  • ne sont pas plus enrobés que ceux qui mangent pour survivre

L'épicurien n'a pas de profil spécifique, on le retrouve dans toutes les catégories d'âge, de revenu et tous niveaux d'études confondus.

Épicurien n'est pas un synonyme de glouton; tout est dans le degré de plaisir associé à l'action de manger.

Yann Cornil, auteur principal de l'étude

« Si on enseigne aux gens l'art d'apprécier l'esthétique et la richesse des saveurs, la première bouchée sera si savoureuse et satisfaisante qu'elle invitera à la dégustation raisonnable plutôt qu'à la goinfrerie », croit l'auteur.

Selon lui, ces découvertes pourraient influencer les campagnes de santé publique qui accusent les menus gourmets riches en gras de tous les maux.

La recherche de la Sauder School of Business sera publiée dans le journal international de recherche Appetite (Nouvelle fenêtre).

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