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Le ministre McCallum optimiste de voir le Canada atteindre ses objectifs d'accueil

De jeunes Syriens entourent le ministre de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté John McCallum, le ministre de la Défense Harjit Sajjan et la ministre de la Santé Jane Philpott dans un camp de réfugiés en Jordanie le 29 novembre 2015.

De jeunes Syriens entourent le ministre de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté John McCallum, le ministre de la Défense Harjit Sajjan et la ministre de la Santé Jane Philpott dans un camp de réfugiés en Jordanie le 29 novembre 2015.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Canada réussira-t-il à accueillir 10 000 réfugiés d'ici la fin de l'année et 25 000 au total d'ici le 29 février 2016? Le ministre de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, John McCallum, envisage la réponse avec confiance. 

Un texte de Manon GlobenskyTwitterCourriel

Deux éléments le rassurent, a-t-il fait valoir au cours de son bilan quotidien de mercredi.

D'abord, les expressions d'intérêt de la part des réfugiés syriens au Liban et en Jordanie pour venir au Canada ont augmenté.

Près de 60 000 messages textes ont été envoyés, et il y a maintenant 8554 dossiers qui ont été recommandés par le Haut-Commissariat aux réfugiés de l'ONU (HCR) aux fonctionnaires canadiens pour des entrevues. Cela contraste avec les quelque 1800 réponses de la semaine dernière aux 41 000 textos envoyés.

Le deuxième élément, c'est le déblocage de la question de l'émission de visas de sortie par le Liban. Il y a deux jours, a dit John McCallum, nous étions encore très inquiets, mais le gouvernement du Liban a très bien répondu, si bien que bientôt les deux premiers vols nolisés en provenance de Beyrouth via Amman arriveront au Canada.

Le ministre a aussi précisé que les budgets des centres d'aide à la réinstallation avaient été augmentés de 3,6 millions de dollars, soit une augmentation de 25 %. Il y a 36 de ces centres au pays, dont 13 au Québec, où les réfugiés parrainés par le gouvernement seront acheminés après leur arrivée aux aéroports de Toronto et de Montréal.

L'augmentation budgétaire ne s'applique qu'aux 23 centres hors Québec, la formule de financement de l'entente Canada-Québec étant différente et les budgets augmentant avec le nombre d'arrivées.

Le gouvernement s'attend à ce que 8000 des 10 000 réfugiés fassent l'objet d'un parrainage privé d'ici le 31 décembre. Les 2000 autres seront donc parrainés par Ottawa.

En ce moment, les fonctionnaires du ministère sur le terrain en Jordanie et au Liban traitent 400 demandes par jour dans chacun des deux pays, ce qui est un bon rythme, selon le ministre McCallum.

En Turquie, par contre, le travail est beaucoup moins avancé. Le HCR n'est pas présent sur le terrain, explique-t-on, donc il a fallu attendre que le gouvernement turc soit fonctionnel après les élections de novembre.

Les fonctionnaires viennent de commencer à traiter les dossiers d'un petit groupe de réfugiés qui servira de base pour l'expansion des opérations dans ce pays, mais il est peu probable que d'ici le 31 décembre, des Syriens arrivent en provenance de la Turquie.

Le premier ministre Justin Trudeau a profité de la période des questions à la Chambre des communes pour annoncer que le premier avion nolisé par le gouvernement se posera jeudi à Toronto. Le deuxième contingent suivra dès samedi, mais cette fois à Montréal, à une heure qui n'a pas été précisée. En tout, quelque 300 réfugiés, faisant tous l'objet de parrainage privé, doivent arriver au pays par ces deux vols.

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