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Dernières plaidoiries dans la poursuite du diocèse de Bathurst contre son assureur

Diocèse de Bathurst

Photo : Radio-Canada/François Vigneault

Radio-Canada

L'avocat d'Aviva, Me Charles LeBlond, continue de maintenir qu'il y avait une conspiration du silence au sein du diocèse de Bathurst dans le dossier des prêtres pédophiles.

Me LeBlond a expliqué que certaines victimes ont été agressées des centaines de fois, mais qu'il n'existe aucune trace de ces agressions dans les dossiers du diocèse.

Les avocats ont présenté leurs dernières plaidoiries au procès intenté à la compagnie d'assurance Aviva par le diocèse de Bathurst pour récupérer une partie des indemnités versées aux victimes de prêtres pédophiles.

Les procédures se sont déroulées au palais de justice de Moncton. La cour doit déterminer qui doit payer les indemnités accordées aux victimes de prêtres pédophiles dans le diocèse.

Les avocats des deux parties ont tenté de démontrer au juge que leur client respectif doit gagner la cause.

L'avocat du diocèse, Chris Blom, a été le premier à prendre la parole, mercredi matin. Il a repris certaines parties de témoignages entendus ces derniers jours. Selon lui, l'assureur aurait dû être plus précis à l'époque quant à ce qui était couvert et ce qui ne l'était pas.

Chris Blom affirme qu'il n'est pas d'accord quand l'avocat d'Aviva, Charles LeBlond, dit que les agressions sexuelles ne sont pas couvertes. Me Blom note aussi qu'Aviva n'avait plus d'exemplaire des polices d'assurance du diocèse.

L'avocat du diocèse parle aussi d'un paradoxe. Il souligne que la compagnie d'assurance a déjà accepté de dédommager le diocèse dans un cas d'agression sexuelle.

Durant le procès, la cour a souvent entendu Charles LeBlond dire que l'Église n'avait rien fait pour empêcher que des agressions sexuelles soient commises. Mercredi matin, Chris Blom a énuméré en détail toutes les actions prises contre les prêtres fautifs, Lévi Noël et Charles Picot, à compter de 1982, soit le moment où le diocèse a entendu les premières allégations à leur sujet.

Le scandale des prêtres pédophiles a coûté 7 millions de dollars au diocèse. L'avocat Blom a fait de nouveaux calculs en tenant compte du plafond prévu par chaque police d'assurance pour les réclamations. À la suite de cet exercice, le diocèse réclame environ 3,3 millions de dollars en plus des frais juridiques.

À la fin de la journée, le juge a dit que ç'a été un procès difficile et qu'il prendra le temps nécessaire avant de rendre une décision. Il pourrait s'écouler plusieurs semaines avant que le juge rende sa décision.

Avec les informations de Marie-Hélène Lange

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