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« Alerte rouge » à Pékin qui étouffe sous un smog épais

Des touristes en Chine portent un masque pour se protèger contre la pollution.

Des touristes en Chine portent un masque pour se protèger contre la pollution.

Photo : Andy Wong

Radio-Canada

Le smog épais qui étouffe la capitale chinoise a contraint les autorités de la ville à déclarer, pour la toute première fois, l'état d'alerte maximal. Après avoir vécu sous le régime de l'alerte orange depuis le 30 novembre, Pékin sera dorénavant en alerte rouge.

Alors qu'à Paris la conférence internationale sur le climat bat son plein, à Pékin, ses quelque 20 millions d'habitants doivent composer avec une pollution de l'air intense, qui dépasse plus de dix fois le plafond recommandé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Les autorités de la mégapole ont donc décrété une série de mesures exceptionnelles qui seront en vigueur à compter de mardi, et jusqu'à jeudi.

Ainsi, les usines les plus polluantes devront cesser leurs opérations, tous les chantiers de construction en extérieur devront fermer, et les voitures devront respecter le principe de la circulation alternée des voitures - suivant que la plaque d'immatriculation est paire ou impaire.

Les camions de transport de gravats, les camions de ciment, les véhicules chargés de gravier et autres poids lourds sont aussi interdits de circulation. Pékin a aussi interdit les feux d'artifice et les grillades de viande sur les stands de plein air, très appréciées des Pékinois.

Pékin recommande aussi aux écoles de « suspendre les cours », bien que cela ne soit pas obligatoire.

Le ministre de la Protection de l'environnement, Cheng Jining, a promis dès dimanche de sanctionner les organismes et les responsables qui n'appliqueraient pas aussitôt les mesures antipollution décidées, écrit lundi le journal Global Times.

La densité de particules de 2,5 microns de diamètre (PM 2,5), particulièrement dangereuses pour la santé, atteignait lundi soir plus de 224 microgrammes par mètre cube, selon les niveaux de référence mesurés par l'ambassade des États-Unis à Pékin.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande un plafond moyen de seulement 25 microgrammes en 24 heures.

Selon les autorités, une alerte « rouge » est déclenchée lorsqu'une « forte pollution se maintient pendant trois jours consécutifs », ce qui était pourtant déjà le cas la semaine passée.

La densité de particules de 2,5 microns de diamètre a alors atteint 600 microgrammes par mètre cube, selon ce qu'a mesuré l'ambassade américaine à Pékin. La décision des autorités de maintenir l'alerte « orange » avait suscité l'incompréhension des Pékinois.

Premier pollueur mondial, la Chine a annoncé la semaine dernière son intention de réduire de 60 % les rejets des « principaux polluants » de ses centrales au charbon d'ici 2020.

Avec les informations de Reuters, et Agence France-Presse

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