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« La catastrophe climatique nous guette » - Ban Ki-moon

La dernière semaine de la conférence de Paris scellera l'accord qui limitera le réchauffement planétaire à deux degrés celsius.

La dernière semaine de la conférence de Paris scellera l'accord qui limitera le réchauffement planétaire à deux degrés celsius.

Photo : Benoit Tessier / Reuters

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le secrétaire général de l'ONU a ouvert la dernière semaine de la conférence de Paris en rappelant l'imminence de la catastrophe climatique, alors qu'il ne reste que cinq jours pour sceller l'accord qui limitera le réchauffement climatique à 2 degrés Celsius.

« La catastrophe climatique nous guette », a déclaré en ouverture le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon.

Cette dernière semaine sera menée de front par les ministères des 195 États membres qui devront à leur tour négocier les derniers points cruciaux. La semaine dernière, c'était les leaders des États qui étaient chargés des négociations. Rappelons que la conférence de Paris a pour principal objectif de sceller un accord qui limitera le réchauffement climatique à 2 degrés Celsius. 

« Le monde attend de vous plus que des demi-mesures », a répété Ban Ki-moon aux délégués.

Les décisions que vous prendrez ici à Paris se feront sentir pendant des siècles.

Une citation de :Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon

Même si l'accord prendra seulement effet en 2020, le secrétaire général de l'ONU exhorte les États à réviser leurs engagements avant cette date.

« L'objectif actuel est le strict minimum, nous devons avoir l'ambition d'aller au-delà, a-t-il dit. Il faut donc que l'accord prévoie des cycles de cinq ans, même avant 2020, pour que les États réexaminent leurs engagements et les renforcent en fonction des données scientifiques disponibles ».

Il a poursuivi en ajoutant que « nous devons bien faire comprendre au secteur privé que la transformation qui nous dotera d'une économie mondiale à faibles émissions [de gaz à effet de serre] est inévitable, bénéfique et déjà en cours ».

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, prononce un discours à la conférence de Paris, le 7 décembre 2015.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, prononce un discours à la conférence de Paris, le 7 décembre 2015.

Photo : Stephane Mahe / Reuters

Les pays développés doivent accepter de jouer un rôle moteur et les pays en développement doivent assumer une part croissante de responsabilité, selon leurs capacités. 

Une citation de :Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon

Il a terminé son allocution en rappelant les attentes de la communauté internationale.

« Hors des salles où nous nous réunissons, partout dans le monde, on réclame un accord universel et fort. Ce n'est pas une simple vague de soutien : c'est une vague qui déferle. Nous avons l'obligation d'entendre ces voix », a-t-il déclaré. 

Dimanche, Ban Ki-moon a affirmé que la conférence de Paris était « sur la bonne voie » après l'adoption d'une nouvelle ébauche d'accord. 

Des points cruciaux à négocier

Un des enjeux de l'accord est d'établir un processus de révision des engagements de chaque État membre tous les cinq ans. Les membres ne s'entendent pas sur la date de la première révision.  

Les pays vulnérables exigent une révision avant l'entrée en vigueur de l'accord en 2020, alors que d'autres proposent plutôt 2025.

De plus, les pays dont l'activité économique découle en grande partie du pétrole ou du charbon s'opposent à ce que l'accord impose la fin des énergies fossiles à une date déterminée. 

L'autre enjeu de taille est celui du financement des pays en développement. Un fonds de 100 milliards de dollars leur avait été promis lors de la dernière conférence sur le climat afin de les aider à s'adapter aux changements climatiques.

Les pays en développement demandent une assurance sur le versement de ce fonds annuel. Ils veulent connaître la part de fonds privés et publics qui constitueront ce fonds en et requièrent l'augmentation de cette somme après 2020.

La semaine dernière, l'Inde a déclaré qu'elle avait grand besoin d'aide financière et technologique afin de développer les énergies renouvelables. Troisième plus grand pollueur au monde, l'Inde est hautement dépendante du charbon et quelque 300 millions d'Indiens n'ont toujours pas accès à l'électricité.

Aussi, de vives tensions ont cours entres pays développés et certains pays dits « en développement ». Par exemple, la Chine est pointée du doigt par plusieurs pays développés comme n'étant plus un pays en développement. Cela impliquerait donc qu'elle participe davantage au fonds de 100 milliards de dollars. 

De son côté, la Chine rétorque que le réchauffement de la planète a été causé en majeure partie par les pays développés, ce qui ne l'implique pas dans la même mesure. 

Avec les informations de Agence France-Presse

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