•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les négociateurs à Paris adoptent un projet de texte sur le climat

Des membres d'ONG manifestent au Bourget, près de Paris, en marge de la conférence sur le climat, le 5 décembre.

Des membres d'ONG manifestent au Bourget, près de Paris, en marge de la conférence sur le climat, le 5 décembre.

Photo : La Presse canadienne / AP/Michel Euler

Reuters
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les négociateurs de 195 pays réunis depuis une semaine au Bourget, près de Paris, ont adopté samedi, juste avant l'heure limite fixée par la présidence française de la COP21, un projet d'accord sur la lutte contre le réchauffement climatique.

Ce n'est cependant que le premier acte de cette conférence sur le climat : ce texte, encore loin de sa forme définitive, servira de base aux discussions ministérielles qui se tiendront au début de la semaine prochaine, avec pour objectif l'adoption d'un accord en bonne et due forme vendredi 11 décembre.

« On aurait pu avoir mieux, mais [...] nous avons une base qui permettra d'assurer la continuité des travaux », a déclaré la négociatrice française lors de la dernière réunion plénière du groupe de travail constitué à Durban en 2011, pour élaborer un texte destiné à remplacer le protocole de Kyoto de 1997.

« Ce texte marque la volonté manifestée par tous de parvenir à un accord la semaine prochaine », a ajouté Laurence Tubiana. Mais « le travail n'est pas fini [...] Des questions politiques majeures restent à trancher. »

La responsabilité de faire aboutir cette phase politique incombe désormais au ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, en tant que président de la COP21, qui devait exposer en fin d'après-midi sa méthode pour y parvenir.

« Il peaufine son plan de combat », précisait-on à la mi-journée dans son entourage. Selon d'autres sources proches de la présidence française de la COP21, il pourrait notamment désigner des personnalités chargées de « faciliter » les discussions.

Les débuts laborieux des négociations l'avaient amené à taper du poing sur la table mercredi. Il a finalement reçu le texte samedi, bien avant midi, l'heure limite qu'il avait fixée.

Un texte de 21 pages

Les options et formulations provisoires sont loin d'avoir été toutes éliminées des 21 pages du projet d'accord proprement dit, rédigé en anglais et qui devait être traduit dans la foulée en français, chinois, russe, espagnol et arabe.

Ainsi, l'article 2 propose encore deux formulations pour l'objectif de limitation du réchauffement en 2100 : « sous 1,5 °C » (« below 1,5 °C ») ou « nettement sous 2 °C » (« well below 2 °C »).

Dix-huit options restent ouvertes au chapitre financement, qui sera un des gros sujets du deuxième acte de la COP21, avec la différenciation - la modulation des efforts demandés aux pays selon leur niveau de développement et leur responsabilité dans la concentration de gaz à effet de serre (GES) dans l'atmosphère.

Des points aussi cruciaux que la date de la première révision des engagements des pays en matière de réduction des GES ne sont pas non plus réglés.

Le projet d'accord est accompagné d'une note de cinq pages qui reprend les suggestions de modification du texte faites vendredi par le groupe de travail des négociateurs.
« Le plus dur reste à faire, mais on avance », estime la Fondation Nicolas Hulot, dont le créateur est l'envoyé spécial du président français, François Hollande, pour le climat. « Place aux ministres, qui doivent trouver un accord ambitieux. »

Ces derniers auront peu de temps pour régler les points en suspens : Laurent Fabius souhaite disposer d'un accord abouti jeudi, pour avoir le temps d'en vérifier la validité juridique et d'ajuster sa traduction avant son adoption vendredi.

L'organisation écologiste Greenpeace se dit « optimiste pour le processus, moins pour le contenu » du futur accord de Paris.

« Le projet de texte [...] reflète encore la plupart des divergences entre les pays », renchérit l'organisation de protection de la nature WWF, selon laquelle il faudra à la présidence française « un immense talent », conjugué à la « coopération absolue » des gouvernements, pour les surmonter.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !