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Les apiculteurs de T.-N.-L. souhaitent un cadre réglementaire municipal

Du miel produit à Terre-Neuve
Photo: ICI Radio-Canada
Radio-Canada

Selon l'association des apiculteurs de Terre-Neuve-et-Labrador, il est grand temps que les municipalités adoptent des règlements pour mieux protéger l'industrie.

Peter Armitage, l'un des 50 apiculteurs de la province, veut poursuivre sa passion en milieu urbain et résidentiel pour encore longtemps, mais le manque de réglementation municipale n'aide en rien sa cause.

« Jusqu'à [maintenant], il y a seulement 300 ruches à Terre-Neuve, et je pense que nos politiciens n'ont aucune expérience avec l'apiculture », affirme M. Armitage.

Dans le passé, des apiculteurs terre-neuviens aguerris ont dû se débarrasser de leur ruche à la suite de plaintes portées par des voisins. L'association provinciale des apiculteurs veut voir les choses changer. Le président de l'organisme, le Dr Dan Price, aimerait voir en place des politiques municipales permettant l'apiculture en milieu urbain.

Selon les apiculteurs, le miel de Terre-Neuve est une mine d'or, un produit tout à fait unique. « Les abeilles de Terre-Neuve sont pas mal spéciales parce que c'est une zone libre de pas mal toute sorte de parasites et pathogènes qui menacent », souligne M. Armitage.

La différence entre le miel industriel et le miel de Terre-Neuve, c'est la différence entre une tomate qui a passé quatre semaines dans un camion et une bonne tomate de notre jardin.

Peter Armitage, apiculteur

Produit loin des grands centres agricoles et des pesticides, le miel est prisé. Déjà des entreprises de l'Islande, de la France et même de l'Éthiopie ont passé une commande, mentionne M. Price.

Les apiculteurs ont aussi à Terre-Neuve des clients renommés, comme le restaurant Raymond's et le Fogo Island Inn.

L'association veut continuer sur cet élan, et elle prend comme exemple la ville de Montréal. En quelques années, explique Dan Price, la métropole québécoise est passée de 75 à plus de 300 apiculteurs.

Des abeilles Photo : ICI Radio-Canada

L'association souhaite aussi attirer encore plus d'apiculteurs si les règles municipales changent, pour le régal de tous. « Pour la population de Terre-Neuve, d'avoir accès à un produit [biologique], le miel qui est produit par nous-mêmes », souligne Peter Armitage.

D'après un reportage de Philippe Grenier

Acadie

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