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Projet de loi sur la gouvernance des commissions scolaires : réactions régionales

Après des mois de réflexion et de consultation, le ministre de l'Éducation déposera aujourd’hui un projet de loi pour abolir les élections scolaires et réformer la gouvernance des commissions scolaires, ce qui déplaît à François Caron, président de la Commission scolaire des Navigateurs.

Réforme de la gouvernance des commissions scolaires

Radio-Canada

Les réactions n'ont pas tardé en Mauricie et dans le Centre-du-Québec à la suite de l'annonce du projet de loi 86 sur la gouvernance des commissions scolaires. Le ministre de l'Éducation, François Blais, aura finalement attendu au dernier jour de la session pour déposer le projet attendu depuis longtemps.

Un texte de Pierre-André CloutierTwitterCourriel

Le président de la Commission scolaire de l'Énergie, Jean-Yves Laforest, a tout d'abord déploré l'abolition des élections scolaires. « En abolissant les élections scolaires, le ministre abolit aussi la possibilité pour la population d'être entendue et de revendiquer ses droits auprès de ces élus », a-t-il déclaré par voie de communiqué.

Monsieur Laforest s'inquiète d'autant plus de la représentativité des territoires, particulièrement en milieu rural.

Qui défendra le maintien des écoles et des différents services notamment dans les secteurs de Mékinac et de Maskinongé? 

Jean-Yves Laforest, président de la Commission scolaire de l'Énergie

Selon le projet de loi 86, les commissaires seront remplacés par un comité composé de parents, de personnel des écoles et de membres de la communauté. Chacun des membres sera désigné par ses pairs. Il pourrait toujours y avoir des élections ponctuelles si 15% des parents en font la demande.

La taxe scolaire, qui représente environ 22% des revenus d'une commission scolaire, est maintenue, mais le ministre dit que le gouvernement travaille en ce moment à rendre cette taxe « plus prévisible et plus équitable ».

Composition des nouveaux conseils scolaires :

6 parents
1 enseignant
1 membre du personnel des écoles
2 directeurs d'écoles
6 personnes issues de la communauté

Des fusions de services à prévoir

Les 72 commissions scolaires ne seront finalement pas abolies ou fusionnées, mais elles seront appelées à faire des économies d'échelle en regroupant des services.

Le projet de loi vise aussi à donner plus de pouvoirs décisionnels et de latitude aux directeurs d'écoles et aux parents, au détriment des directions des commissions scolaires, a soutenu le ministre de l'Éducation.

Selon la présidente de la Commission scolaire de la Riveraine, Marjolaine Arsenault, aucun des changements proposés par la réforme n'aide réellement l'élève. Il s'agit simplement de restructuration, selon elle. 

La fusion de services ne l'inquiète pas outre mesure, puisque la Commission scolaire de la Riveraine partage déjà des services avec ses voisines du Centre-du-Québec.

Mauricie et Centre du Québec

Société