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Les douaniers canadiens auront plus d'informations sur les voyageurs 

CBC a appris que les agents des services frontaliers auront désormais accès à une base de données plus complète.

CBC a appris que les agents des services frontaliers auront désormais accès à une base de données plus complète.

Photo : CBC news

Radio-Canada

Les agents des services frontaliers canadiens auront désormais accès à plus d'informations concernant les voyageurs qui traversent la frontière. Ils auront accès à la base de données du Centre d'information de la police canadienne, révèle CBC News. 

Ce changement modifiera significativement la façon de faire aux douanes.

La base de données du Centre d'information de la police canadienne recèle les mandats d'arrêt, les condamnations criminelles, ainsi que d'autres informations de sécurité.

Jusqu'à récemment, les douaniers n'avaient pas accès à cette base de données alors qu'ils contrôlent des milliers de visiteurs tous les mois. Depuis le 23 novembre dernier, les agents des services frontaliers ont accès à une partie de ces données. 

« Cela veut dire que les agents des services frontaliers peuvent maintenant identifier des individus recherchés plus tôt dans le processus », a déclaré un agent des services frontaliers à CBC News jeudi dans un communiqué.

Cependant, impossible de savoir si tous les agents ont été formés pour utiliser cette base de données.

Une base de données utilisée par les États-Unis

CBC News rapportait en début d'année que les agents des services frontaliers américains avaient déjà accès à cette base de données pour contrôler les voyageurs canadiens qui traversent la frontière américaine, contrairement aux agents canadiens. 

Du côté canadien, ces vérifications n'étaient pas faites au premier point de contrôle. Seuls les individus jugés suspects étaient assujettis à la vérification de leur identité par la base de données. L'objectif étant de ne pas ralentir les voyageurs aux douanes. 

Des sources ont rapporté à CBC News que l'accès à cette base de données permettra d'identifier les visiteurs indésirables ainsi que ceux qui présentent un danger pour la sécurité nationale. Les informations contenues dans celle-ci seront rafraîchies quotidiennement. 

Le protocole habituel aux douanes consistait en une vérification dans leur « système interne ». Celui-ci contient seulement de l'information provenant des services frontaliers et de l'immigration. Les agents avaient aussi accès à une base de données recensant les documents frauduleux, volés ou perdus, tels que les faux passeports. 

Plus tôt cette année, Jean-Pierre Fortin, président national du Syndicat des douanes et de l'immigration, avait déclaré à CBC News que le système de contrôle aux douanes canadiennes n'était pas sécuritaire.

Si vous n'êtes pas dans le système [interne], vous entrez et on ne sait même pas si vous êtes un criminel.

Jean-Pierre Fortin,président national du Syndicat des douanes et de l'immigration

Des failles dans le système révélées par CBC

Ce changement survient six mois après que CBC News eut exposé d'importantes failles dans le système. Une enquête du diffuseur national avait révélé qu'un prêtre nigérien accusé d'agression sexuelle au Canada avait traversé la frontière malgré un mandat d'arrêt lancé contre lui.

Le prêtreAnthony Onyenagada est accusé d'avoir agressé une femme dans une église du sud de l'Ontario en 2004.

Au moment où les accusations et le mandat d'arrêt avaient été émis, l'homme avait déjà quitté le Canada. La police avait alors assuré à la victime qu'il serait arrêté s'il essayait de remettre les pieds au Canada. Puis, près de 10 ans plus tard, la femme apprenait qu'il était revenu au pays.

Alerté par CBC News, la police municipale en charge de l'affaire s'état dit choqué d'apprendre que l'homme avait réussi à revenir au Canada.

L'homme était déjà reparti vers les États-Unis lorsqu'ils ont appris la nouvelle. S'il avait été contrôlé avec la base de données, ceci ne serait jamais arrivé, rapporte CBC News.

La victime, qui a demandé l'anonymat, a raconté à CBC News qu'elle « était contente qu'une faille dans le système ait été divulguée, mais que cela ne ramène pas la personne qui l'a violée au Canada. »

« Le système m'a fait défaut, mais j'espère que ce sera différent pour les autres », a-t-elle déclaré.

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