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La Dre Eilish Cleary n'est pas muselée, selon un sous-ministre

Eilish Cleary, médecin hygiéniste en chef du N.-B.

Eilish Cleary, médecin hygiéniste en chef du N.-B.

Radio-Canada

Le plus haut fonctionnaire du ministère de la Santé du Nouveau-Brunswick a fait une déclaration pour démentir les propos qui suggèrent que la médecin-hygiéniste en chef, Eilish Cleary, a été muselée par le gouvernement.

Le sous-ministre Tom Maston a affirmé que le « processus des ressources humaines » qui est en cours « n'est pas motivé par des questions politiques ».

Il ajoute qu'aucune question n'a été soulevée relativement aux dossiers sur lesquels travaille la médecin-hygiéniste en chef de la province.

Des résidents et des groupes de défense de l'environnement au Nouveau-Brunswick se sont dits alarmés, mercredi, par le départ inexpliqué de Dr Eilish Cleary.

La présidente du Conseil des Canadiens dans le comté de Kent, Ann Pohl, s'est dite inquiète que son départ fût lié à ses recherches et a demandé des réponses au gouvernement.

En 2012, les libéraux avaient accusé les conservateurs de museler la médecin, notamment dans le dossier des gaz de schiste. Lors de la campagne électorale en 2014, les libéraux s'étaient engagés à assurer l'indépendance des médecins au sein de la Santé publique.

Tom Maston affirme qu'elle n'a pas été mise en congé forcé en raison de ses recherches. Il n'explique cependant pas les raisons de son absence, en évoquant des questions de confidentialité.

La Dre Cleary a dit, mercredi, qu'elle était bouleversée par ce qui lui arrive, mais qu'elle avait reçu la consigne de ne pas discuter de la situation.

Dans une déclaration écrite, Tom Maston a expliqué qu'un processus était en cours et que cela touchait d'autres personnes que la médecin.

Le chef de l'opposition officielle du Nouveau-Brunswick, Bruce Fitch, a déclaré jeudi qu'il y avait une « tendance inquiétante » au sein du gouvernement de Brian Gallant, qui consiste à museler les chiens de garde indépendants.

Il a fait référence aux critiques émises à l'égard de la vérificatrice générale, Kim MacPherson, et au poste de Commissaire aux conflits d'intérêts, qui est vacant depuis le mois de juillet.

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