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Mort de Chantal Lavigne : la Couronne réclame la prison pour les accusés 

Accusés dans l'affaire de la thérapie par sudation à Durham
Radio-Canada

La procureure aux poursuites criminelles et pénales demande des peines d'emprisonnement pour les trois accusés reconnus coupables de négligence criminelle ayant causé la mort de Chantal Lavigne en 2011. La femme est morte à la suite d'une séance de sudation à Durham-Sud en 2009.

La Couronne réclame une peine de 3 ans de prison pour Gabrielle Fréchette et deux ans pour Ginette Duclos et Gérald Fontaine. La suggestion de la couronne tranche avec celle des avocats de la défense qui ont réclamé des condamnations avec sursis et des travaux communautaires.

L'avocat de Ginette Duclos ne comprend pas comment la Couronne peut demander  une peine de 2 ans pour sa cliente.

On a démontré que la réhabilitation est acquise. [...] Je ne comprends pas, ça ressemble à la loi du talion.

Me René Duval, avocat de Ginette Duclos

Selon la Couronne, les risques de récidive des accusés restent présents. Les remords exprimés mercredi par Gabrielle Fréchette sont peu crédibles selon la procureure. 

Concernant la peine d'emprisonnement moins élevée réclamée pour les deux autres accusés, la Couronne la justifie en disant que même si les accusés éprouvent de l'empathie, ils ont tout de même rejeté la faute sur la victime. Ils ont de plus, selon elle, ignoré le caractère dangereux de l'exercice de sudation auquel ils ont participé. 

Chantal Lavigne a trouvé la mort lors d'un séminaire appelé Mourir en conscience. L'un des traitements consistait à s'enduire de boue, à s'envelopper d'une pellicule de plastique et de se recouvrir la tête d'une boîte de carton. Cette activité de sudation avait pour but d'éliminer les toxines du corps.

Le sort des accusés est maintenant dans les mains de la juge Hélène Fabi.

Justice et faits divers