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Poursuite du diocèse de Bathurst : l'ancien juge Michel Bastarache témoigne

Palais de justice de Moncton

Photo : ICI Radio-Canada

Radio-Canada

La poursuite au civil intenté par le diocèse de Bathurst contre la compagnie d'assurance Aviva se poursuit à Moncton avec des témoignages, dont celui de l'ancien juge Michel Bastarache.

Le diocèse réclame plus de 7 millions de dollars à l'assureur pour récupérer les sommes accordées aux victimes de prêtres pédophiles.

Le diocèse avait embauché Michel Bastarache comme médiateur, en 2010. Son mandat à l'époque était de s'entendre avec les victimes d'agressions sexuelles sur le montant des indemnités qui leur serait versé.

L'avocat qui représente le diocèse a interrogé M. Bastarache sur le mandat qui lui avait été confié et sur le déroulement du processus de médiation qu'il avait mis en place. À plusieurs occasions, Me Bastarache a expliqué à quel point il était important d'avoir mis en place un processus de médiation anonyme et juste.

Michel Bastarache avait rencontré 90 personnes au total, soit des victimes des pères Lévi Noël et Charles Picot, et d'autres prêtres qui ont été identifiés à ce moment par des plaignants.

L'ancien juge a expliqué à la cour, jeudi matin, que 80 % des victimes qu'il avait rencontré lui avaient dit qu'il était la première personne à entendre leur histoire, et sûrement la dernière. Seules quelques personnes s'étaient confiées à leurs parents ou à des enseignants. Une seule personne s'était confiée à un prêtre.

Me Bastarache a aussi expliqué comment il avait établi les critères, parce que les victimes n'ont pas toutes reçu les mêmes indemnités.

L'archevêque Valéry Vienneau, qui dirigeait à l'époque le diocèse de Bathurst, a déjà témoigné dans le cadre de cette poursuite. Il doit subir jeudi après-midi le contre-interrogatoire de l'avocat de l'assureur.

Les parties ont tenté ces derniers jours de faire la lumière sur le fonctionnement de l'Église catholique des années 50 à 80. Selon les propos entendus en cour mercredi, l'Église avait entendu des allégations au sujet du prêtre Lévi Noël à l'époque, et elle l'avait tout simplement transféré d'une paroisse à l'autre.

Les procédures dans cette affaire doivent se poursuivre jusqu'à la semaine prochaine. La cour doit déterminer qui doit payer les indemnités accordées aux victimes de prêtres pédophiles.

Avec les informations de Marie-Hélène Lange

Acadie

Justice