•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Réfugiés syriens : un demi-milliard de revenus pour la C.-B. selon un rapport

Des réfugiés syriens arrivent en Grèce.
Des réfugiés syriens arrivent en Grèce. Photo: CBC/Radio-Canada
Radio-Canada

L'arrivée des réfugiés syriens en Colombie-Britannique d'ici à février 2016 va générer 563 millions de dollars en revenus pour l'économie locale sur les 20 prochaines années, selon un rapport de la caisse populaire VanCity.

Un texte de Anne-Diandra LouarnTwitterCourriel

Jusqu'à 3500 réfugiés syriens pourraient s'installer en Colombie-Britannique dans les trois prochains mois. « Historiquement, les immigrants ont toujours contribué grandement à l'économie locale. À Halifax, on estime que chaque immigrant issu de la communauté libanaise est responsable de la création de 3,6 emplois locaux », souligne le rapport.

Les immigrants sont aussi des entrepreneurs, peut-on lire dans le document d'une dizaine de pages : « Ils sont 30 % de plus que les non-immigrants à se lancer en affaires ». VanCity estime que l'immigration est très positive pour l'économie locale, à condition de déployer un soutien suffisant aux nouveaux arrivants.

Les besoins de ces réfugiés sont tellement vastes que tout le monde peut aider à sa manière, en les embauchant par exemple, en les aidant à se loger, ou encore en faisant des dons à des organismes caritatifs.

Patricia Woroch, présidente, Société des services aux immigrants de la C.-B.

Selon une carte interactive dévoilée par Ottawa, seuls 224 réfugiés, tous parrainés par des groupes privés, s'installeront d'ici au 31 décembre, soit moitié moins que les 400 initialement attendus. Et c'est également très peu en comparaison des 502 réfugiés prévus pour la seule ville de Calgary et même 1326 pour Toronto.

(Consultez le graphique sur appareil mobile ou tablette) (Nouvelle fenêtre)

La Société des services aux immigrants de la Colombie-Britannique n'est pas surprise par ce faible nombre. « Les programmes de parrainage privés mettent surtout l'accent sur la réunification familiale et la communauté syrienne est relativement petite ici », explique Chris Friesen, directeur de l'organisme.

Les chiffres pourraient changer avec les parrainages du gouvernement qui « sélectionne les réfugiés principalement sur des critères de vulnérabilité », précise-t-il. Mais Victoria n'a toujours pas, à ce jour, dévoilé le nombre de parrainages gouvernementaux prévus.

Budget rallongé

Pour l'heure, ce sont des fonds privés qui permettent principalement aux réfugiés syriens de commencer une nouvelle vie en Colombie-Britannique. La province vient tout de même d'annoncer qu'elle gonflait d'un million de dollars l'enveloppe qui leur est allouée.

Le ministre fédéral de l'immigration, John McCallum, et la ministre provinciale de l'emploi, Shirley Bond, ont annoncé la répartition du budget :

  • 500 000 dollars pour financer cinq équipes de coordination et d'intégration réparties dans le Grand Vancouver, la vallée du Fraser, l'île de Vancouver ainsi que les régions de l'Okanagan et Cariboo.
  • 500 000 dollars attribués à la Société des services aux immigrants de la Colombie-Britannique
  • 1,5 million consacrés à la formation professionnelle des réfugiés et des nouveaux arrivants
  • 2,6 millions pour l'apprentissage de la langue pour les réfugiés et les nouveaux arrivants

Le fédéral, de son côté, paiera le tiers des frais de formation en main d'œuvre spécifique, le reste étant pris en charge par la province et les employeurs potentiels.

« Des miettes », selon Alvaro Moreno, du centre d'aide aux réfugiés de Victoria. Il craint que les fonds ne suffisent pas et doute de l'efficacité des services en ligne « pour des réfugiés traumatisés ». Ils ont, dit-il, « surtout besoin de relations humaines pour réussir leur intégration ».

Avec des informations de Farrah Merali et Sophie Rousseau.

Colombie-Britannique et Yukon

Économie