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Prêtres pédophiles : le diocèse de Bathurst poursuit son assureur

L'archevêque de Moncton, Valéry Vienneau.

L'archevêque de Moncton, Valéry Vienneau.

Photo : Radio-Canada/Michel Nogue

Radio-Canada

Un tribunal de Moncton devra décider qui paiera pour le scandale des prêtres pédophiles dans le nord-est du Nouveau-Brunswick.

Le diocèse de Bathurst poursuit une compagnie d'assurances qui refuse de le dédommager pour les indemnités versées aux victimes et réclame plus de 7 millions de dollars.

Le nord-est de la province a été frappé par plusieurs cas d'abus sexuels commis par des prêtres entre 1957 et 1981.

En 2010, l'ancien curé Lévi Noël a notamment été reconnu coupable de 18 chefs d'accusation à caractère sexuel et a écopé d'une peine d'emprisonnement de huit ans.

Depuis janvier 2009, plusieurs victimes ont été dédommagées à la suite du processus de médiation mené par le juge à la retraite Michel Bastarache.

Le diocèse de Bathurst a pu régler 80 réclamations, pour environ 5,5 millions de dollars. Le diocèse a aussi versé 1,5 million de dollars à des victimes qui ont intenté des poursuites en justice.

Lors de ce processus, le diocèse croyait être assuré pour ce genre de réclamations. En janvier 2009, la compagnie d'assurance Aviva Canada informe cependant le diocèse qu'elle rejette les réclamations découlant de cas d'agression sexuelle.

Lévi NoëlAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Lévi Noël lors de son procès en 2009 (archives).

L'archevêque à la barre des témoins

L'archevêque de Moncton, Valéry Vienneau, a passé la majeure partie de la journée de mercredi à la barre des témoins.

Son témoignage lève le voile sur le fonctionnement interne de l'Église catholique des années 50 jusqu'aux années 80.

L'avocat d'Aviva Canada, Charles LeBlond, a d'abord décortiqué la méthode utilisée par le diocèse de Bathurst pour gérer le dossier de l'ancien curé Lévi Noël.

Très rapidement les autorités religieuses ont entendu des allégations au sujet de ce prêtre, mais il était tout simplement transféré d'une paroisse à l'autre.

Charles LeBlond s'est aussi penché sur les cas d'autres prêtres accusés d'agression sexuelle en se demandant pourquoi il n'y avait rien dans leurs dossiers, malgré les avertissements des paroissiens et de membres du clergé.

« Je ne vais pas me prononcer sur l'issue du procès, mais évidemment on ne serait pas là à faire valoir la défense de l'assureur si on ne croyait pas à son mérite », a affirmé Charles LeBlond.

Le procès pourrait se poursuivre jusqu'au 11 décembre.

D'après les informations de Michel Nogue

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