•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Partenariats sportifs profitables aux écoles fransaskoises

La compétition se terminera samedi avec la présentation des finales.
La compétition se terminera samedi avec la présentation des finales. Photo: Philippe Dumais, Radio-Canada
Radio-Canada

Plusieurs petites écoles du Conseil des écoles fransaskoises (CEF) sont jumelées depuis quelques années à des écoles anglophones pour leur permettre de participer à des compétitions sportives d'envergure.

Un texte de Simon RobergeTwitterCourriel

L'École Mathieu était jumelée à l'école Kincaid récemment, lors du tournoi provincial AA, le premier organisé par une école du CEF. Les Alougars (contraction des Alouettes de l'École Mathieu et des Cougars de l'école Kincaid) ont terminé au deuxième rang de leur groupe avant de s'incliner en quart de finale.

À l'École St-Isidore de Bellevue, les équipes de volleyball sont formées avec l'école Wakaw. Les filles viennent d'ailleurs tout juste de remporter une médaille d'or au tournoi provincial de volleyball AAA.

[Les partenariats] facilitent l'implantation de nos équipes. Ça réduit le nombre d'entraîneurs qu'on doit avoir et ça améliore le niveau des entraînements

Janine Bussière, directrice de l'École St-Isidore de Bellevue

Ces partenariats, d'une durée de trois ans, doivent être approuvés par l'Association sportive des écoles secondaires de la Saskatchewan.

L'École St-Isidore a même mis sur pied une formation de basketball masculin en partenariat avec l'école St Louis. Le premier entraînement de l'histoire de l'équipe a eu lieu la semaine dernière.

Le manque d'élèves est pointé du doigt.Le manque d'élèves est pointé du doigt. Photo : Philippe Dumais, Radio-Canada

« On ne décide pas de faire [un partenariat] juste quand ça nous tente. Il faut qu'on réfléchisse bien sur ce qui s'en vient. Et si l'on croit que ce sera nécessaire pour trois ans, on demande le partenariat », poursuit Mme Bussière

Elle montre du doigt le manque d'élèves et les intérêts variés des jeunes pour expliquer la nécessité de ces ententes.

« Il y a 10 ans, tous les jeunes de St-Isidore jouaient au volleyball et il n'y avait pas d'autres sports à l'extérieur de l'école. Maintenant leurs priorités sont ailleurs : certains font de la danse, d'autres du karaté et d'autres du hockey. Cela a donc une influence sur le nombre de participants par équipe », ajoute-t-elle.

Usage du français limité mais meilleure

Ces partenariats avec des écoles anglophones peuvent toutefois limiter l'utilisation du français dans la pratique des sports. Les avantages sont toutefois plus nombreux que les désagréments, croit Mme Bussière

« Les entraînements se déroulent moins en français, mais il faut se faire voir dans la communauté anglophone aussi et il faut augmenter notre visibilité. Je crois que [les partenariats] donnent un gros punch pour ça. », conclut-elle.

Saskatchewan

Francophonie