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Les chercheurs de UBC ont fait 180 000 tests sur des animaux en 2014

Une souris de laboratoire

Une souris de laboratoire

Photo : iStockphotos/dra_schwartz

Radio-Canada

L'Université de la Colombie-Britannique (UBC) a effectué des tests sur plus de 180 000 animaux en 2014 dans le cadre de 869 projets de recherches. C'est 16 % de moins que l'année précédente.

Un texte de Anne-Diandra LouarnTwitterCourriel

Depuis cinq ans, UBC publie les statistiques (en anglais) (Nouvelle fenêtre) concernant les tests sur animaux, leur nombre, leur utilité et quelles espèces ils concernent afin de répondre à une demande de transparence grandissante au sein de l'établissement. Seules deux universités au pays donnent publiquement ces informations.

« Les chercheurs et membres de la faculté qui travaillent avec des animaux ont la responsabilité d'assurer qu'ils sont traités avec respect et dignité. Nous avons mis en place de nombreuses garanties pour que nos protocoles soient responsables », commente Helen Burt, vice-présidente de la recherche.

Les rongeurs, principaux cobayes

Plus de 97 % des animaux impliqués sont des rongeurs, des poissons et des amphibiens, précise UBC dans un communiqué. « Les tests pour chaque espèce ont décliné par rapport à 2013, sauf pour les mammifères marins et les reptiles/amphibiens », peut-on lire.

Les procédures appliquées à UBC sont passées en revue et vérifiées par Le Conseil canadien de protection des animaux en science (CCPA) qui est l'organisme national responsable de l'élaboration et de l'encadrement des normes pour l'éthique animale dans le domaine scientifique au Canada.

Combat au sein de UBC

Les pratiques de l'université sont toutefois montrées du doigt, notamment par le groupe STOP UBC Animal Research, qui a mis la pression sur UBC pendant plusieurs années pour qu'elle rende publiques les statistiques sur les tests sur animaux. Leur combat est désormais le faire cesser complètement les tests de catégorie D et E.

Sur les cinq catégories répertoriées par le CCPA, D et E sont les plus invasives. « D » correspond à des expériences causant une détresse ou un inconfort modéré à intense. « E » signifie des procédures causant de la douleur intense égale ou au-dessus du seuil de tolérance de la douleur chez des animaux éveillés non anesthésiés.

« Les animaux sont des êtres sensibles. Ils sont capables de ressentir de la joie, de nouer des relations avec d'autres animaux et pourtant ils sont sujets à des expériences cruelles », dénonce Darren Chang, bénévole pour STOP UBC Animal Research, dans les colonnes du Ubyssey (Nouvelle fenêtre).

Solutions alternatives

Une pétition au sein de UBC soutenant un moratoire contre les tests de catégorie D et E a récemment récolté 22 000 signatures, mais la direction a, à ce jour, ignoré la demande du groupe.

Selon les statistiques publiées par l'université, les tests de catégorie D ont même augmenté de 3,8 % en 2014. « Ce chiffre est dû au fait que UBC a mis en œuvre une politique de production de rapports plus rigoureuse », explique-t-on dans le communiqué.

STOP UBC Animal Research croit, de son côté, qu'il est possible, à long terme, de remplacer les tests sur animaux par des techniques alternatives comme les cultures in vitro, la modélisation informatique ou les expérimentations post-mortem.

Colombie-Britannique et Yukon

Animaux