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Tout un aria pour changer sa fosse septique!

Le chalet de la famille Harvey.

Le chalet de la famille Harvey.

Photo : ICI Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Il vous faut une nouvelle fosse septique? Préparez-vous à peut-être subir bien des tracas, car les normes environnementales sont aujourd'hui bien plus sévères qu'autrefois.

Un texte de Nancy DesjardinsCourriel à La facture

Au Québec, plus d'un million de résidences ne sont pas raccordées à un système d'égouts municipal. Les propriétaires doivent donc payer de leur poche leur installation septique. Pour certains, le respect des normes environnementales imposées par le gouvernement peut devenir un cauchemar.

Depuis 50 ans, la famille de Vivianne Harvey possède un chalet sur la rive du lac Georges, dans les Laurentides. En mai dernier, elle apprend que leur installation septique traditionnelle, composée d'un réservoir qui retient les solides et d'un champ d'épuration qui filtre les eaux usées, doit être changée.

« On s'est dit : "On va faire changer la fosse septique, et merci bonsoir!" Je m'attendais à payer de 8000 $ à 10 000 $. »

— Une citation de  Vivianne Harvey

Mme Harvey ne savait pas que les normes environnementales sont aujourd'hui beaucoup plus sévères que lors de la construction de son chalet. Elle doit donc installer un DPEC au coût de plus de 35 000 $. Cette nouvelle technologie retire le phosphore des eaux usées, afin d'éviter de contaminer son lac et les sources d'eau potable.

Le système DPECAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le système DPEC

Photo : ICI Radio-Canada

Elle se résout à payer, puisqu'elle souhaite protéger l'environnement. Mais voilà, selon un règlement du ministère de l'Environnement du Québec, il est impossible d'installer cette fosse sur son terrain. Les eaux filtrées par le DPEC doivent être rejetées dans un fossé, et il n'y en a pas chez Mme Harvey.

« Ce n'est pas simple pour un chalet, une résidence secondaire. »

— Une citation de  Vivianne Harvey

La solution de rechange : un système à vidange périodique. Cette installation est permise seulement si aucun autre système de traitement n'est possible. Mais son aménagement n'est pas simple.

Le système à vidange périodique.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le système à vidange périodique.

Photo : ICI Radio-Canada

Deux tuyaux devront être installés dans la maison. Le premier acheminera les eaux de la toilette dans un réservoir étanche que Mme Harvey devra faire vidanger régulièrement par un professionnel. Le second rejettera les eaux ménagères dans un champ d'évacuation pour y être traitées.

Le reportage de Nancy Desjardins et Christian Blais est diffusé le 8 décembre à La facture sur ICI Radio-Canada Télé.

Vivianne Harvey pensait bien que son problème était réglé. Eh bien non. Depuis mars dernier, le gouvernement interdit qu'un champ d'évacuation soit situé à moins de 30 mètres d'un puits artésien. Il craint que les bactéries des eaux rejetées par le système septique ne contaminent l'eau potable.

Vivianne HarveyAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Vivianne Harvey

Photo : ICI Radio-Canada

« Que s'est-il passé pour qu'ils disent que ça prend 30 mètres maintenant? Les gens qui en ont un à moins de cette distance sont-ils en danger présentement? »

— Une citation de  Vivianne Harvey

Selon le porte-parole du ministère de l'Environnement, Frédéric Fournier, il y a un certain risque de contamination, puisqu'une étude de Santé Canada « confirme que l'on peut retrouver une concentration de bactéries indicatrices de contamination fécale dans ces eaux ». Mais pour l'instant, cette distance n'est imposée qu'aux nouvelles installations septiques.

Santé Canada est moins catégorique. « Le risque pour la santé humaine est très faible si le système fonctionne bien. »

Il aura fallu six mois pour que Vivianne Harvey trouve une solution. Pour respecter le règlement, elle a fait sceller son puits artésien et celui de sa voisine. Cela lui a permis d'installer un système à vidange périodique, ce qui écarte tout risque de contamination. Les travaux lui ont coûté 35 460 $.

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