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Accident mortel OC Transpo - VIA Rail : cinq recommandations

Le bureau de la sécurité des transports du Canada a reconstitué l'accident entre un autobus d'OC Transpo et un train de VIA Rail du 18 septembre 2013.

Le bureau de la sécurité des transports du Canada a reconstitué l'accident entre un autobus d'OC Transpo et un train de VIA Rail du 18 septembre 2013.

Photo : Youtube / Bureau de la sécurité des transports du Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Après deux ans d'attente, le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) du Canada publie cinq recommandations à l'issue de son enquête sur l'accident mortel entre un train de VIA Rail et un autobus municipal, survenu près de la gare Fallowfield, à Ottawa, le 18 septembre 2013.

Six personnes avaient perdu la vie dans cette tragédie, et 34 passagers de l'autobus avaient été blessés. Aucune des personnes qui se trouvaient à bord du train n'avait été blessée.

Ces recommandations permettront de corriger « des lacunes de sécurité qui font courir des risques importants au système de transport », précise le rapport.

Le BST recommande que :

  1. le ministère des Transports, en consultation avec les provinces, élabore des lignes directrices exhaustives sur l'installation et l'utilisation des écrans d'affichage vidéo de bord, afin de réduire le risque de distraction chez les conducteurs;
  2. le ministère des Transports élabore et mette en oeuvre des normes de résistance à l'impact applicables aux autobus commerciaux de passagers, afin de réduire le risque de blessures;
  3. le ministère des Transports exige que les autobus commerciaux de passagers soient équipés d'enregistreurs de données routières spécialisés résistants à l'impact;
  4. le ministère des Transports donne une orientation précise quant au moment où il faudrait envisager l'aménagement de sauts-de-mouton;
  5. la Ville d'Ottawa étudie à nouveau la nécessité d'aménager des sauts-de-mouton aux passages à niveau de l'avenue Woodroffe, du Transitway et du chemin Fallowfield.

Qu'est-ce qu'un saut-de-mouton? Il s'agit du passage d'une route par-dessus une autre voie de communication pour éviter un croisement à niveau.

Selon la loi, les ministres fédéraux ont 90 jours pour faire connaître au BST les mesures qu'ils entendent prendre pour corriger les lacunes.

15 facteurs indépendants

L'enquête a par ailleurs permis de relever 15 facteurs indépendants qui ont joué un rôle dans la tragédie, dont la vitesse de l'autobus, qui excédait de 7,6 km/h la limite permise de 60 km/h. Ceci a augmenté la distance d'arrêt nécessaire.

Parmi les facteurs qui ont contribué à l'accident, on note aussi que le conducteur n'a pas serré les freins à fond dès le début du freinage, augmentant ainsi la distance avant l'arrêt du véhicule. La formation d'OC Transpo, qui préconise une application en douceur des freins pour réduire l'inconfort des passagers, pourrait avoir contribué à cette réaction du chauffeur, selon le BST.

Par ailleurs, les activités de surveillance de la vitesse d'OC Transpo près des passages à niveau étaient insuffisantes pour dissuader les conducteurs de dépasser la limite permise, estime l'organisme.

Pourquoi le conducteur de l'autobus n'a pas pu s'arrêter à temps?

Le rapport du BST explique aussi pourquoi le conducteur de l'autobus n'a pas pu arrêter avant l'impact le 13 septembre 2014, alors qu'il s'apprêtait à traverser le passage à niveau.

« Alors qu'il accélérait en direction du passage à niveau, le conducteur négociait un important virage à gauche », précise le rapport.

Sa vue du passage à niveau était obstruée et il n'a eu qu'un bref instant pour voir que la signalisation du passage était en marche. 

Une citation de :Bureau de sécurité des transports du Canada

En outre, le conducteur a été distrait par les conversations des passagers au sujet de la disponibilité des sièges à l'étage. Il a aussi été déconcentré par la « nécessité perçue de surveiller l'étage à l'écran de petite taille situé au-dessus et à gauche de son siège et de faire une annonce sur l'interdiction de rester debout à l'étage ».

Dans les mêmes circonstances, à peu près n'importe quel conducteur aurait pu avoir cet accident.

Une citation de :Rob Johnston, l'enquêteur désigné du BST, par voie de communiqué

L'accident avait fauché la vie du chauffeur d'autobus Dave Woodard et de cinq passagers, soit Michael Bleakney, 57 ans, Karen Krzyzewski, 53 ans, Rob More, 35 ans, ainsi que Kyle Nash et Connor Boyd, tous deux âgés de 21 ans.

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