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Le N.-B. évalue ses options pour le Centre d'excellence sur l'alcoolisation foetale

Pouponnière

Photo : (archives)

Radio-Canada

La fin des services des Infirmières de l'Ordre de Victoria (VON) au Nouveau-Brunswick laisse plusieurs programmes en suspens, dont le Centre d'excellence sur l'alcoolisation foetale.

Les Infirmières VON continuent de s'occuper du Centre d'excellence jusqu'à la fin du mois, mais la province doit trouver quelqu'un d'autre pour prendre la relève.

Le Centre d'excellence est un programme provincial bilingue financé par le ministère de la Santé du Nouveau-Brunswick. Son mandat est de fournir des services de prévention, de diagnostic et d'intervention en plus de soutenir les familles et les professionnels travaillant sur l'ensemble des troubles causés par l'alcoolisation foetale.

La pédiatre Nicole LeBlanc a travaillé d'arrache-pied pour mettre cette institution sur pied. « C'est vraiment une spécialité qui est quand même assez pointue. C'est une spécialité qu'on ne retrouve pas n'importe où au Canada. On avait mis quand même beaucoup de ressources financières et humaines pour la formation, l'éducation du personnel de l'équipe », souligne-t-elle.

Nicole LeBlanc se demande comment le Nouveau-Brunswick fera pour garder le programme intact et sans interruption de services. Elle dit avoir eu des discussions avec le ministère de la Santé.

« Les discussions qu'on a eues [...] sont très rassurantes. On nous a assuré que le programme va maintenir son rôle tel qu'il avait été conçu initialement. Donc, ça, ça nous a rassurés de ce côté-là. À cette heure, ça va être à voir de quelle façon on va arriver à faire la transition entre le livreur de services, qui était VON, et les prochains gestionnaires de notre programme », affirme La Dre LeBlanc.

Pendant ce temps, de nombreuses familles sont dans l'incertitude. Au moins 200 personnes ont fait appel au Centre d'excellence au cours de la dernière année, dont Nadine Cormier.

« C'est important, je pense, de garder l'équipe parce qu'ils ont besoin de continuer à se former, ajouter des services à leur clinique. [L'alcoolisation foetale] est une condition physique à vie. Alors, les services vont avoir besoin de ces personnes-là. Ce sont des services de soutien à vie. Alors, on a vraiment d'une unité qui va continuer à nous offrir ces services », souligne Mme Cormier.

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick évalue ses options, indique le ministre de la Santé, Victor Boudreau.

Nous sommes en train d'analyser toute la situation, et nous allons certainement être obligés de prendre des mesures pour remplir le vide qui existe.

Victor Boudreau, ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick

« Ç'a vraiment pris tout le monde par surprise, pas seulement au Nouveau-Brunswick. Ce n'était pas une décision qu'on s'imaginait. VON est en poste depuis 118 ans au Canada. Alors, ç'a surpris tout le monde. Depuis vendredi, nous travaillons à arriver avec des options pour que le gouvernement puisse les considérer pour que je puisse les considérer comme ministre. Je n'ai pas encore vu ces recommandations, mais je sais que c'est une question de temps », explique Victor Boudreau.

Chaque année, au Nouveau-Brunswick, environ 70 bébés naissent avec des troubles causés par la consommation d'alcool de leur mère pendant la grossesse. 

Avec les informations de Marie-Hélène Lange

Santé publique

Société