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La Chine suffoque sous un nuage de smog

Pékin sous un épais brouillard
Pékin sous un épais brouillard Photo: Damir Sagolj Reuters

Le ciel du nord de la Chine est assombri par un nuage de pollution qui force les autorités de la capitale, Pékin, à décréter une « alerte orange » pour une troisième journée de suite. Le phénomène surnommé « airpocalypse », persiste malgré la fermeture de milliers d'usines pour tenter de juguler la pollution record qui s'abat sur le pays.

L'épaisse chape de brouillard jaunâtre qui recouvre Pékin laisse ses habitants dans une lumière crépusculaire qui réduit la visibilité à quelques centaines de mètres. De nombreux Pékinois ont enfilé leur masque antipollution avant de se risquer dans les rues de la capitale.

Une trentaine de vols et des trajets d'autobus interurbains ont été annulés en raison de la faible visibilité.

La pollution entraîne la formation d'un épais brouillard qui a provoqué l'annulation de plusieurs vols.La pollution entraîne la formation d'un épais brouillard qui a provoqué l'annulation de plusieurs vols. Photo : FRED DUFOUR

L'épisode de pollution est dû à la combinaison de plusieurs facteurs dont :

  • L'intensification de l'exploitation des centrales électriques au charbon;
  • Des températures froides avoisinant le point de congélation;
  • Un fort taux d'humidité;
  • L'absence de vent.

Les autorités chinoises ont ordonné la fermeture de 2100 usines parmi les plus polluantes et la suspension de certains chantiers de construction, en plus de recommander aux citoyens de demeurer à la maison. La circulation automobile demeurait toutefois pratiquement à son niveau habituel à l'exception des poids lourds, qui ont été interdits sur les routes.

Pékin dans le smog, 1er décembre 2015Pékin dans le smog, 1er décembre 2015 Photo : ? Kim Kyung Hoon / Reuters

Pollution meurtrière

L'indicateur du niveau de pollution de l'ambassade américaine à Pékin indiquait une densité de 621 particules fines par mètre cube d'air, une mesure excédant 24 fois le maximum fixé par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) de 25 particules fines par mètre cube d'air.

Cet indicateur avait atteint 945 au sud de Pékin, selon la presse chinoise.

Les particules fines, qui mesurent 2,5 microns de diamètre, pénètrent dans les poumons et causent des centaines de milliers de décès prématurés chaque année en Chine.

Un épais nuage de pollution enveloppe la capitale chinoise, Pékin.Un épais nuage de pollution enveloppe la capitale chinoise, Pékin. Photo : GI / Lintao Zhang

Malgré ces niveaux record de pollution, les autorités chinoises ont maintenu l'état d'alerte à orange, réservant le niveau d'alerte rouge aux « situations les plus sévères ». 

Cet épisode de pollution intense - sur le territoire du principal pollueur de la planète - intervient au moment où les yeux de la planète sont tournés vers Paris, où se tient le sommet international sur le climat. Il rappelle également aux Chinois des épisodes survenus en janvier 2013 qui avaient mené à une prise de conscience sur l'urgence de prendre des mesures afin de réduire le phénomène.

La circulation est demeurée inchangée malgré l'intense pollution qui régnait sur Pékin.La circulation est demeurée inchangée malgré l'intense pollution qui régnait sur Pékin. Photo : WANG ZHAO

Le président chinois, Xi Jinping, a demandé aux pays riches, lundi, d'« être à la hauteur de leurs engagements », notamment financiers, afin de soutenir les pays en développement dans leur lutte contre le réchauffement climatique.

Avec les informations de Agence France-Presse

International