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Une centaine de travailleurs mis à pied dans une scierie de Hornepayne

La scierie Olav Haavaldsrud Timber Compagny à Hornepayne.

La scierie Olav Haavaldsrud Timber Compagny à Hornepayne.

Photo : ICI Radio-Canada/Martine Laberge

Radio-Canada

À moins d'un mois de Noël, Olav Haavaldsrud Timber Compagny a mis à pied 90 travailleurs de sa scierie à Hornepayne. La compagnie suspend ses opérations pendant trois semaines, mais pourrait cesser définitivement sa production si elle n'arrive pas à augmenter ses revenus, notamment en ce qui concerne la production d'électricité.

Un texte de Mathieu GrégoireTwitterCourriel

C'est qu'Olav Haavaldsrud Timber Compagny produit aussi de l'électricité en brûlant des copeaux de bois dans une usine située à proximité de sa scierie.

L'usine de biomasse Becker Cogeneration produit 10 mégawatts d'électricité, dont une partie est vendue à la province.

Olav Haavaldsrud se sert de ces revenus pour financer les opérations de sa scierie.

Le président-directeur général de Becker Cogeneration, Giulio Grossi, refuse pour le moment de commenter la situation.

Mais selon le maire de Hornepayne et le syndicat local des Métallos qui représentent les travailleurs mis à pied, Olav Haavaldsrud cherche à vendre plus d'électricité.

La suspension des activités à la scierie permettrait à la compagnie de négocier avec la Société indépendante d'exploitation du réseau d'électricité un nouveau contrat de vente plus lucratif.

Sans une augmentation des revenus de vente d'électricité, la scierie ne serait pas rentable.

Ils ont besoin de plus que 10 mégawatts d'électricité parce qu'ils font au-dessus de 9 millions [de dollars] de déficits par année. Ils sont dans le rouge.

Serge Trudel, un employé mis à pied

Selon une porte-parole, la Société indépendante d'exploitation du réseau d'électricité ne cherche pas à augmenter son contrat d'approvisionnement, car la demande ne le justifie pas.

Dur coup pour les employés

Les mises à pied arrivent comme une douche froide selon Serge Trudel. Il estime que plusieurs ex-employés de la scierie auront du mal à boucler leur budget alors que la période des Fêtes arrive à grands pas.

Le président local du syndicat des Métallos, Guy Bourgoin, croît que les prochaines semaines seront déterminantes quant à l'avenir de la scierie à Hornepayne.

« Finalement, l'industrie commence à prendre du poil de la bête. [...] La réalité est que l'usine peut fermer encore, ce qui est en dehors du contrôle des membres. Même si on voulait donner des concessions, c'est pas ça le problème, le problème c'est que le cogen [l'usine Becker Cogeneration] a besoin d'opérer ou vendre tel montant de mégawatts pour garder l'usine profitable », explique-t-il.

« Période sombre »

Le maire de Hornepayne, Morley Forster, a bon espoir qu'Olav Haavaldsrud Timber Compagny puisse vendre plus d'électricité à la province et augmenter ainsi ses revenus.

Il estime que 40 % des emplois dans la région sont directement ou indirectement liées au secteur forestier. Si la seule scierie de la région devait fermer définitivement, « la communauté de Hornepayne vivrait une période très sombre », affirme-t-il.

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