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Centres d'injection supervisée à Toronto seraient rentables pour le gouvernement

Une seringue

Une seringue

Radio-Canada

Des centres d'injection supervisée seraient rentables pour le gouvernement à Toronto et Ottawa, selon des chercheurs à l'hôpital St-Michael's qui recommande la création de 5 sites.  Des sites de ce genre permettraient d'améliorer la santé et réduire les séquelles dont souffrent les personnes qui consomment de la drogue.

Ces conclusions découlent d'une mise à jour d'une analyse de 2012, qui conseillait la création de centres d'injection supervisée dans les deux métropoles ontariennes. Les nouvelles recommandations tiennent compte des derniers traitements pour l'hépatite C, une maladie infectieuse dont souffrent plusieurs personnes qui consomment de la drogue par voie intraveineuse.

Les nouveaux médicaments pour l'hépatite C sont très efficaces, mais ils coûtent chers, selon un des auteurs, le docteur Bayoumi de l'hôpital St. Michael's. Même avec ces médicaments, c'est toujours plus rentable de prévenir l'infection de l'hépatite C que de traiter la maladie, selon cette analyse.

Le docteur Bayoumi ajoute qu'un centre d'injection supervisée serait plus rentable pour le gouvernement, même s'il était situé dans un édifice indépendant, comme la clinique Insite à Vancouver, le seul site de ce genre en Amérique du Nord. Toutefois, des recommandations récentes proposent d'incorporer ces sites dans des centres de santé, ce qui les rendrait encore plus rentables.

Emplacements des sites  

En 2012, un rapport a recommandé la création de centres d'injection supervisée à Toronto et Ottawa pour prévenir la transmission de VIH et d'hépatite C, en plus de réduire de la consommation de drogues en public. Le rapport s'appuyait sur une étude de 4 ans, qui serait la plus importante en son genre.

Aujourd'hui les chercheurs ont souligné que les communautés à Toronto et Ottawa devraient toujours être celles qui décident si, où et comment aller de l'avant avec les recommandations.

Les chercheurs n'ont pas conseillé d'emplacements précis pour ces sites, mais ils ont conseillé que plusieurs centes soient créées, puisque la consommation de drogue est dispersée à Toronto et à Ottawa, contrairement à Vancouver. Les consommateurs de drogues leur ont aussi indiqué qu'ils ne souhaitaient pas un seul site, qui pourrait davantage attirer l'opposition.

Ontario

Santé