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Élections à T.-N.-L.: l'heure des choix approche

Débat des chefs en vue des élections à Terre-Neuve-et-Labrador

Photo : Marilyn Marceau, Radio-Canada

Radio-Canada

Il reste peu de temps avant que les électeurs de Terre-Neuve-et-Labrador aient a choisir un nouveau gouvernement. Le vote de lundi se déroule dans un contexte où les finances de la province sont en très mauvaise posture, en raison de la baisse du prix du pétrole.

Plus que jamais, les électeurs doivent se demander à qui ils feront confiance pour faire les choix difficiles qui s'imposent.

La baisse du prix du pétrole a fait chuter les revenus de la province. Les redevances tirées de l'exploitation pétrolière sont deux fois moins élevées que prévu cette année.

Un déficit d'un milliard de dollars est anticipé, le plus gros jamais vu dans cette petite province de 500 000 habitants.

L'observateur politique, Jim Winter, déplore que la province en soit rendue là. « C'était un danger, ils n'ont pas gardé assez d'argent de côté, comme a fait l'Alberta, par exemple. Le gouvernement pensait peut-être que ça allait durer pour toujours. »

Dwight BallAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le nouveau chef du Parti libéral de Terre-Neuve-et-Labrador, Dwight Ball

Des stratégies différentes pour redorer les finances de la province

Le chef du parti libéral Dwight Ball promet de réaliser des économies de 380 millions de dollars sur quatre ans au sein même du gouvernement, mais plusieurs se demandent si c'est possible.

De son côté, le premier ministre sortant et chef du Parti progressiste-conservateur Paul Davis veut remplacer seulement 80 % des fonctionnaires qui quitteront prochainement leur emploi. Il dit souhaiter faire les choses différemment, sans toutefois préciser quelles sommes seront épargnées.

Des gens déçus de l'administration des dernières années

L'enseignante de français, Carmen Jarvis, se souvient bien du jour où la province avait cessé de dépendre des paiements fédéraux de péréquation, en novembre 2008. « J'avais le sentiment dans mon cœur que ça allait être quelque chose d'incroyable. »

Le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Paul Davis.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Paul Davis.

Carmen Jarvis dit cependant avoir été déçue en regardant la situation aujourd'hui. « Malheureusement, à mon avis, je pense qu'il y a trop de Terre-Neuviens qui sont en train de partir ou qui sont déjà partis pour des emplois qui sont à d'autres places comme l'Alberta. J'aimerais mieux voir plus de Terre-Neuviens qui restent ici », lance-t-elle.

Plusieurs Terre-Neuviens et Labradoriens croient que les progressistes-conservateurs, au pouvoir depuis 12 ans, n'ont pas su gérer l'argent du pétrole.

« Les gens disent qu'il faut essayer quelque chose de nouveau, qu'il faut essayer de changer la façon de gérer notre province », lance l'observateur politique Jim Winter.

Les libéraux sont en avance dans les sondages, très loin devant les progressistes-conservateurs au point où certains craignent qu'au lendemain des élections, l'opposition ne soit pas assez forte pour remettre en question les choix du prochain gouvernement.

D'après un reportage de Marilyn Marceau.

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