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Nouvelles compressions dans les CPE : inquiétudes dans l'Est du Québec 

Les CPE soutiennent qu'ils ne peuvent faire face à de nouvelles compressions.

Les CPE soutiennent qu'ils ne peuvent faire face à de nouvelles compressions.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Québec imposera un nouvel effort budgétaire de 120 millions de dollars l'an prochain aux Centres de la petite enfance dans le cadre d'une réorganisation des ressources. Des éducatrices de l'Est du Québec anticipent des pertes d'emploi et craignent les conséquences de ces compressions sur leurs conditions de travail.

Selon l'Association des centres de la petite enfance du Québec (AQCPE), au moins 5000 emplois sont menacés par ces nouvelles compressions de 120 millions de dollars.

La directrice du Réseau des services à la petite enfance de l'Est du Québec (RESPEQ), Hélène Blanchet, affirme être découragée.

C'est loin de nous remonter le moral. Avec des coupures avoisinant les 74 millions $ l'an passé, cette année 120 millions $... ce sera pas facile.

Une citation de :Hélène Blanchet, directrice, Réseau des services à la petite enfance de l'Est du Québec

« Le but c'est de ne pas toucher au service à l'enfant », dit-elle. « On parle de services au niveau de la direction, au niveau de la gestion, du personnel administratif, du personnel de cuisine. Par contre, c'est sûr qu'inévitablement, il y aura des effets. »

Elle ignore pour l'instant combien de postes seront supprimés dans l'Est du Québec.

Mme Blanchet croit que chaque directeur ou directrice de CPE devra trouver le moyen de « faire plus avec moins. » Parmi les solutions, elle évoque la réorganisation des horaires des éducatrices : couper des pauses, autrement dit, couper dans les avantages sociaux, les congés maladie, les vacances.

Selon la directrice du RESPEQ, certains CPE à petite échelle pourraient même être forcés de fusionner en raison de ces compressions.

« C'est peut-être 1000 $ par place qui vont être coupés au permis pour chacun des centres de la petite enfance », explique quant à elle Cécile Lévesque, directrice de l'Éveil des chérubins, à Rimouski.

Si moi j'ai un [centre de] 60 places, c'est 60 000 $ qu'on va venir couper.

Une citation de :Cécile Lévesque, directrice, CPE l'Éveil des chérubins

« C'est plus que ça », ajoute-t-elle. « On sait que le ministère parlait de payer seulement des présences réelles d'enfants. Ça, ça veut dire que les enfants n'ont plus le droit d'être malades, n'ont plus le droit de prendre de vacances, sinon nous on est coupé. On pense qu'ils ne paieront plus pour un enfant qui est absent du CPE. »

Mme Lévesque déplore que Québec « épuise les ressources » dans le réseau des centres de la petite enfance, alors qu'il investit massivement dans Bombardier, par exemple.

D'après les informations de Jennifer Boudreau

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