•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les centres d'éducation populaire de Montréal vont survivre, mais qui va payer?

Plusieurs manifestations ont eu lieu au cours des dernières années pour la survie du Carrefour d'éducation populaire à Pointe-Saint-Charles.

Plusieurs manifestations ont eu lieu au cours des dernières années pour la survie du Carrefour d'éducation populaire à Pointe-Saint-Charles.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Trois ministères du gouvernement Couillard ainsi que la Commission scolaire de Montréal, l'organisme Centraide et la ville de Montréal discutent de l'avenir des centres d'éducation populaire. Tous s'entendent pour dire qu'ils doivent survivre, mais personne ne s'est encore engagé financièrement.

Un texte de René Saint-LouisTwitterCourriel

Les ministères de l'Éducation, de la Santé et des Services sociaux, de l'Emploi et de la Solidarité sociale ont pris part à une rencontre avec les différents intervenants dans le dossier de la survie des six centres d'éducation populaire de Montréal.

Québec leur demande de trouver 750 000 $ par année pour payer les charges des édifices excédentaires de la Commission scolaire de Montréal qu'ils occupaient gratuitement depuis des décennies. Les centres d'éducation populaire ne devront pas payer de loyer à la CSDM, mais tous les frais afférents, comme l'électricité, le chauffage, le téléphone et l'entretien seront à leur frais.

La directrice adjointe du Comité social Centre-Sud, Armandine Siess.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La directrice adjointe du Comité social Centre-Sud, Armandine Siess.

Photo : Radio-Canada

La directrice adjointe du Comité social Centre-Sud, Armandine Siess, se réjouit de ces rencontres et discussions au sommet même si elles n'ont encore rien donné de concret.

« Tout le monde est derrière nous et nous soutient. Il y a même eu trois résolutions unanimes de l'Assemblée nationale pour rappeler l'importance de notre mission d'éducation au même titre que celle des écoles primaires ou secondaires de la province. Là où le bât blesse, c'est que personne ne veut signer le chèque finalement ou signer les petits chèques qui feraient le financement total, donc c'est vraiment là-dessus qu'on travaille présentement. »

Québec a confié à un accompagnateur externe la tâche d'examiner le budget de fonctionnement des centres. Armandine Siess soutient qu'il est impossible de couper dans la paie d'employés payés au salaire minimum. Difficile aussi, selon elle, d'augmenter le prix des formations et des aides offertes puisqu'elles s'adressent déjà aux plus démunis de la société.

C'est sûr que ce que le ministère nous demande présentement, c'est de fournir des chiffres dans des colonnes. On le fait de bon coeur, mais on veut aussi, à travers ce processus comptable, démontrer la rentabilité et l'utilité sociale de nos centres.

Une citation de :Armandine Siess, directrice adjointe du Comité social Centre-Sud

Québec a reporté pour une deuxième fois la date butoir pour trouver les 750 000 $ qui manquent au budget annuel. La nouvelle date a été fixée à la mi-janvier.

Québec solidaire s'impatiente

La députée de Sainte-Marie-Saint-Jacques, Manon Massé, s'impatiente devant ce qu'elle qualifie de négligence du ministre de l'Éducation François Blais dans le dossier. Elle estime que les parcours d'apprentissage qu'offrent les centres d'éducation populaire sont tout aussi essentiels que les parcours académiques traditionnels.

« Le chéquier n'est pas sorti, mais pour moi il est évident qu'il doit sortir du ministère de l'Éducation », souligne Manon Massé.

Ces groupes offrent de l'alphabétisation et des activités qui s'adressent à des gens qui auront dans certains cas besoin d'accompagnement toute leur vie. Leur rôle est très diversifié, mais fondamentalement leur mission commune c'est l'éducation populaire auprès des plus vulnérables de la société.

Une citation de :Manon Massé, députée de Québec solidaire

Certains centres ont aussi besoin de rénovations majeures dont les coûts sont estimés à plusieurs millions de dollars. C'est le cas du Carrefour d'éducation populaire à Pointe-Saint-Charles dans l'arrondissement du Sud-Ouest. L'édifice est entouré depuis plus d'un an d'un trottoir couvert en raison des chutes de briques.

Les centres d'éducation populaire de Montréal :

  • Carrefour d'éducation populaire à Pointe-Saint-Charles
  • Centre d'éducation populaire aux adultes de la Petite Bourgogne et de Saint-Henri
  • Comité social Centre-Sud
  • Ateliers d'éducation populaire du Plateau
  • Centre éducatif communautaire René-Goupil
  • Pavillon d'éducation communautaire Hochelaga Maisonneuve

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !