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Le yoga, un emprunt culturel inapproprié?

Le reportage d'Andréanne Apablaza
Radio-Canada

Une soixantaine d'étudiants de l'Université d'Ottawa ne peuvent plus suivre de cours de yoga, pour des raisons de conflit « culturel », selon la professeure qui dispensait le cours. La fédération étudiante de l'Université, elle, affirme avoir suspendu ses cours le temps d'évaluer le programme.

Jennifer Scharf a enseigné le yoga à l'Université d'Ottawa pendant 7 ans.Jennifer Scharf a enseigné le yoga à l'Université d'Ottawa pendant 7 ans. Photo : ICI Radio-Canada

Jennifer Scharf enseigne le yoga depuis 2008 à des étudiants de l'Université d'Ottawa.

Elle affirme qu'elle n'a pas été en mesure de renouveler son entente avec la fédération étudiante cette année, en raison d'une plainte, comme quoi le cours est une appropriation culturelle inappropriée de la tradition indienne.

On m'a dit qu'il y a eu une plainte, s'inquiétant à propos des sensibilités culturelles, ce n'était pas clair.

Jennifer Scharf, enseignante de yoga

La professeure de yoga est consciente qu'il s'agit d'une activité physique pour certains, mais également une approche spirituelle pour d'autres. Jennifer Scharf ne prétend pas être un maître Yogi, mais elle estime tout de même que son cours apporte des bienfaits pour la santé.

« Je ne veux qu'aider les gens à s'étirer et à se reposer. Oui, il peut y avoir des plaintes à faire, mais pas pour mon cours de Yoga », affirme l'enseignante.

Elle ajoute que « certaines personnes se présentent en tant que Yogi, alors qu'ils ne le sont véritablement pas. » Selon elle, il s'agit du coeur du problème.

Suspendu pour révision

Selon la Fédération étudiante de l'Université d'Ottawa, le cours a plutôt été suspendu pour revoir l'ensemble des activités disponibles. Le vice-président aux communications, Roméo Ahimakin, affirme qu'aucune plainte n'a été formulée à cet effet.

Oui, la question a été soulevée dans le processus, mais l'objectif de la révision est d'en venir à des programmes encore plus intéressants, plus accessibles, plus inclusifs et qui répondent aux besoins des étudiants.

Roméo Ahimakin, Fédération étudiante de l'Université d'Ottawa

Il ajoute que les consultations n'ont pas été déclenchées à la suite d'une plainte, mais que la fédération procède régulièrement à la révision de ses programmes.

Les cours devraient reprendre en janvier. Jennifer Scharf, quant à elle, espère pouvoir y recommencer à enseigner le Yoga.

Avec les informations d'Andréanne Apablaza

Ottawa-Gatineau

Réflexion