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Paris rend hommage aux victimes des attentats 

Les parisiens rendent hommage aux victimes des attentats, le 20 novembre 2015.

Les parisiens rendent hommage aux victimes des attentats, le 20 novembre 2015.

Photo : Stephane Mahe / Reuters

Associated Press
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des milliers de Parisiens ont rendu hommage aux victimes des attentats de la semaine dernière, alors que le bilan a augmenté vendredi pour s'établir à 130 morts.

Certains ont allumé des chandelles et ont chanté. D'autres sont descendus dans les rues pour danser. Plusieurs personnes se sont réunies en silence sur la place de la République, qui est devenue le site central des commémorations pour les victimes du massacre du 13 novembre.

On a pu voir des scènes semblables dans les cafés et la salle de concert où les victimes ont été abattues.

Suite de l'enquête et nouveau suspect

Pendant ce temps en Belgique, un troisième suspect a été accusé de terrorisme en lien avec les attaques survenues dans la capitale française.

Dans un communiqué publié tard vendredi, le bureau du procureur de la République de Paris a déclaré que la personne arrêtée jeudi avait été accusée d'avoir participé à des attaques terroristes et aux activités d'une organisation terroriste, en plus d'être placée derrière les barreaux.

Deux autres suspects étaient déjà en prison et font face à des accusations semblables.

Le bureau a aussi annoncé que la femme tuée lors d'une descente policière en banlieue de Paris n'avait pas activé de veste d'explosifs comme l'avait précédemment pensé la police.

Le raid dans un appartement de Saint-Denis, mercredi, s'est transformé en siège de sept heures. Trois personnes ont été tuées, dont Abdelhamid Abaaoud, le présumé architecte des attentats de vendredi dernier, et Hasna Aït Boulahcen, la fille de 26 ans d'un immigrant marocain.

Les autorités avaient d'abord indiqué, mercredi, que les enquêteurs croyaient qu'une femme s'était fait exploser durant l'intervention policière. Elles avaient par la suite affirmé que la femme était Hasna Aït Boulahcen et qu'elle avait déclenché une veste d'explosifs. Vendredi, les procureurs ont plutôt annoncé que la jeune femme avait été abattue par les policiers et qu'elle n'était pas une kamikaze.

La troisième victime de la descente à Saint-Denis n'a toujours pas été identifiée.

Le reportage de Jean-François Bélanger

Pour regarder le reportage de Jean-François Bélanger sur votre appareil mobile, cliquez ici.

Nouveau bilan et état d'urgence prolongé

Plus tôt dans la journée de vendredi, le premier ministre français, Manuel Valls, avait confirmé que le bilan était passé à 130 victimes et que le Sénat avait approuvé la prolongation de l'état d'urgence sur le territoire français de trois mois.

Dans un discours aux sénateurs, M. Valls a dévoilé le bilan révisé avant le vote sur l'état d'urgence, qui donne des pouvoirs spéciaux aux forces de l'ordre en temps de crise.

Ces règles ont d'ailleurs permis aux autorités françaises d'effectuer 793 perquisitions depuis les attentats. La nuit dernière seulement, 182 opérations ont mené à 17 arrestations et à la saisie de 76 armes.

Après cinq nuits de descentes policières, les autorités ont :

  • arrêté 90 personnes;
  • saisi 174 armes, dont 18 de calibre militaire, 84 armes d'épaule et 68 pistolets;
  • placé 164 personnes en résidence surveillée;
  • saisi 250 000 euros.

Vendredi, la France a exhorté ses partenaires de l'Union européenne à adopter sans tarder des mesures décisives pour renforcer les frontières de l'Europe et empêcher les extrémistes d'entrer sur le territoire.

Une semaine exactement après les six attaques coordonnées, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, et les ministres de l'Intérieur et de la Justice ont assisté à une rencontre d'urgence pour prévenir de telles tragédies.

Devant ses homologues, M. Cazeneuve a fait valoir que les 28 pays membres de l'Union européenne (UE) devaient absolument adopter le système de collecte et de partage d'information sur les passagers aériens, négocié depuis quatre ans, mais jamais finalisé.

Ce système permettrait à l'UE de mieux suivre les déplacements des extrémistes suspects et des combattants étrangers qui partent en Syrie et en Irak ou en reviennent. Jeudi, le premier ministre de la Belgique avait affirmé qu'il irait de l'avant, avec ou sans l'UE, avec ce système.

Entrevue avec la psychologue spécialiste en stress post-traumatique Pascale Brillon

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