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Mise en demeure des Parents inquiets : une bonne stratégie, croit un professeur de droit

ecole-monseigneur-laval

École Monseigneur de Laval de Regina

Photo : Radio-Canada Saskatchewan

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La décision du Collectif des parents inquiets et préoccupés (CPIP) d'envoyer une mise en demeure au Conseil scolaire fransaskois (CSF) et au ministère de l'Éducation de la Saskatchewan est une stratégie qui peut en valoir la peine, selon le constitutionnaliste Benoît Pelletier.

Le CPIP a retenu les services de l'avocat Ronald Caza pour mettre de la pression sur le Conseil scolaire fransaskois concernant les infrastructures, les équipements, et les services aux élèves à l'École Monseigneur de Laval de Regina.

Cette situation peut créer des conflits entre francophones et n'est pas la plus souhaitable, mais les parents font bien d'agir de la sorte, explique le professeur de droit à l'Université d'Ottawa. « Je pense qu'il est bien que les francophones poussent pour obtenir des droits [...] si les parents obtiennent davantage de ressources matérielles, ils peuvent offrir à leurs enfants une expérience éducative de meilleure qualité. C'est tout le monde qui en sort gagnant », selon lui.

De son côté, l'Assemblée communautaire fransaskoise (ACF) est surprise de la décision du groupe de parents.

« Ça m'a surpris parce qu'on n'avait pas du tout été mis dans le coup. J'avais participé personnellement à l'assemblée extraordinaire. Il y avait des menaces un peu sous-entendues. Depuis ce temps-là, je n'avais pas entendu rien du tout », explique Françoise Sigur-Cloutier, présidente de l'ACF.

Elle qualifie cette décision de prématurée et se demande si tous les moyens de négociation ont été utilisés avant d'en venir à une mise en demeure.

Un autre avocat du Collectif des parents inquiets et préoccupés déplore qu'après des années de négociations pour une entente globale de financement auprès de la province, le CSF semble avoir baissé les bras. Érik Labelle Eastaugh ajoute que le collectif croit que les besoins des jeunes ne sont pas satisfaits par les gestes du Conseil.

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