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Deux Autochtones poussées à une ligature des trompes

Brenda Pelletier espère que son histoire permettra d'éviter à d'autres une opération qu'elles n'ont pas voulue

Brenda Pelletier espère que son histoire permettra d'éviter à d'autres une opération qu'elles n'ont pas voulue

Photo : ICI Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'Autorité régionale de santé de Saskatoon offre ses excuses à deux femmes autochtones qui ont subi des pressions pour recevoir une ligature des trompes de Fallope.

Brenda Pelletier ne voulait pas subir de ligature des trompes. Elle voulait rentrer chez elle et commencer une nouvelle vie avec son nouveau-né, après avoir surmonté une dépendance à la drogue il y a cinq ans.

Brenda Pelletier dit avoir subi des pressions pour une opération de ligature des trompes de Fallope après la naissance de son dernier né
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Brenda Pelletier dit avoir subi des pressions pour une opération de ligature des trompes de Fallope après la naissance de son dernier né

Photo : ICI Radio-Canada

Elle affirme que les infirmières ne l'ont pas laissée rentrer chez elle avant de subir l'opération qui l'empêchera d'avoir d'autres enfants. « [Le personnel hospitalier] n'arrêtait pas de me harceler », raconte Mme Pelletier. Les médecins et les infirmières ont insisté jusqu'à ce qu'elle signe le formulaire de consentement, dit-elle.

L'Autorité régionale de santé de Saskatoon regrette que les choses se soient passées de cette façon pour Brenda Pelletier et une autre femme autochtone.

Une enquête externe sera menée dès l'embauche d'un consultant dans une ou deux semaines, selon la vice-présidente des services de santé intégrés, Jackie Mann.

Entre temps, l'Autorité régionale de santé s'assura que toutes les femmes qui subissent une ligature des trompes en aient discuté avec leur médecin à l'extérieur de l'hôpital, précise Mme Mann.

Un acte de génocide, selon une professeure

Les pressions subies par Brenda Pelletier ne peuvent pas être isolées du contexte colonial qui a mené aux stérilisations forcées des femmes autochtones dans les années 1970, souligne Karen Stote, professeure à l'Université Wilfrid-Laurier et auteure d'un livre sur la question.

Son ouvrage documente 1200 cas de stérilisation, dont certains dans les hôpitaux indiens financés par le gouvernement fédéral, comme ceux de Fort Qu'Appelle et North Battleford.

Prévenir les naissances chez les Autochtones, indique Mme Stote, fait partie de la définition de génocide telle que déterminée par la communauté internationale.

Brenda Pelletier espère pour sa part que son histoire permettra d'éviter à d'autres femmes une opération indésirée.

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