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Le PDG de Vitalité pressé par les progressistes conservateurs

Le président du Réseau de santé Vitalité, Gilles Lanteigne, lors d'une réunion publique du réseau, le 10 octobre 2015, à Moncton

Le président du Réseau de santé Vitalité, Gilles Lanteigne, lors d'une réunion publique du réseau, le 10 octobre 2015, à Moncton

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Au Nouveau-Brunswick, l'Opposition officielle croit que l'échéancier proposé par le Réseau de santé Vitalité pour fermer une centaine de lits est irréaliste.

Appelé à justifier les dépenses et stratégies de Vitalité lors des trois dernières années, le président-directeur général Gilles Lanteigne s'est plutôt fait interrogé sans relâche sur son plan actuel de fermer une centaine de lits.

M. Lanteigne a répété aux élus membres du comité que le statu quo n'est pas une option.

« Si on ne le fait pas maintenant ce sera une occasion manquée. »

— Une citation de  Gilles Lanteigne, PDG du Réseau de santé Vitalité

La députée progressiste conservatrice Madeleine Dubé a remis en question le plan de la régie, mercredi, lors de la réunion du Comité permanent des corporations de la Couronne.

Selon l'ancienne ministre de la Santé, le moment est mal choisi pour substituer des lits d'hôpitaux par des services primaires dans un échéancier de 18 mois seulement.

« Quand j'ai sorti le plan des soins primaires, tout le monde était d'accord avec ça, mais on s'aperçoit que l'implantation n'est pas nécessairement si facile que ça. Donc, moi je pense qu'on ne peut pas aller avec la fermeture d'hôpitaux, de salles d'urgence, de fermetures de lits avant qu'on ait l'accessibilité des services dans les régions », argumente Mme Dubé.

Le Réseau Vitalité rétorque que chaque lit lui coûte en moyenne 124 000 $ par année. Il estime que fermer une centaine de lits lui permettrait d'économiser environ 10 millions de dollars.

La moitié de ces fonds serait réinvestie dans les soins de santé communautaires pour compenser les réductions de lits, soutient M. Lanteigne.

« On a une infrastructure au niveau communautaire et des connaissances au niveau des services de soins à domicile qui nous permettent de dire qu'on a suffisamment d'éléments pour nous permettre de passer à l'action », affirme M. Lanteigne.

Mais le réseau reconnaît aussi certains défis actuels. Le PDG évoque le besoin de recruter des médecins et des spécialistes particulièrement dans le nord de la province afin de réduire les temps d'attente dans certaines régions où des postes sont vacants.

Vitalité croit également qu'il devra étendre ses services, par exemple la fin de semaine pour réduire la congestion dans les hôpitaux et minimiser les effets des fermetures de lits pour les patients.

Mais la balle est dans le camp du gouvernement, clame M. Lanteigne.

« Chaque jour qu'on attend une décision, on pense que c'est un jour qui aurait pu servir à avancer cette transition », dit-il.

D'après le reportage de Julie-Anne Lapointe

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